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Blockchain: pourquoi Engie s’est tourné vers la solution de Ledger

Avec l’AFP

Engie a signé un contrat avec Ledger, licorne française spécialiste de la cybersécurité, afin de renforcer la sécurité autour de ses boîtiers de traçabilité d’énergie renouvelable. Ledger fournira des boîtiers sécurisés, via la blockchain, au groupe énergétique, qui seront installés sur les éoliennes, panneaux solaires et installations hydroélectriques.

Contacté par la rédaction de FrenchWeb, Éric Larchevêque, CEO de Ledger, explique que ce partenariat est le fruit de deux ans de collaboration. Engie avait commencé à mettre en place sa propre solution sur la blockchain et s’est ensuite tourné vers la licorne pour s’assurer du niveau de sécurité de son système.

« Tokenisation de l’électricité »

«L’application blockchain développée par Engie se basait sur des tokens qui étaient émis et représentaient le certificat d’origine. On peut parler de ‘tokenisation’ de l’électricité. Pour que cela fonctionne, il fallait être certain que les tokens puissent être audités, validés, certifiés puisqu’au final un token c’est de l’argent. Ce qu’ils leur manquaient, c’était donc le lien entre l’application blockchain et le monde physique. En d’autres termes, il fallait un point d’attache sécurisé entre le monde physique de l’énergie et l’application blockchain », développe Éric Larchevêque, CEO de Ledger. C’est là qu’interviennent les boîtiers  de Ledger.

La blockchain montre donc ici une de ses applications concrètes. « Le problème qu’Engie essaye de résoudre est ce que l’on appelle ‘l’électron vert’. Il s’agit d’arriver à différencier un électron pour savoir s’il vient de l’énergie renouvelable ou non. Le seul moyen de faire fonctionner cela est de créer un système de certificats d’origines qui vont ensuite être ‘trader’ sur les marchés et racheter par les consommateurs ». Ce consommateur peut par exemple être une entreprise et ce système va permettre de prouver si l’énergie consommée est de l’énergie renouvelable ou non.

Et d’autres partenariats pourraient venir, même si pour l’instant Éric Larchevêque ne peut citer d’entreprises. «Nous travaillons avec d’autres industries, et pas uniquement dans l’énergie, sur des applications qui utilisent la blockchain». Ces derniers se penchent en effet sur la question de la sécurité au moment où ils se disent que leur solution va être lancée dans un environnement réel, explique le CEO de Ledger. «Il y a clairement une accélération à ce niveau-là». Ce dernier cite une variété de domaines comme la supply chain, la santé, d’autres secteurs de l’énergie comme l’eau ou encore le gaz. «On retrouve beaucoup de secteurs dans lesquels il y a des cas d’usage toujours liés à la certification, à la traçabilité et à la validation des données, qui se développent».

En ce qui concerne Engie, les boîtiers seront mis en circulation à partir de 2019, avec un objectif de 1 000 installations sur la première année, et 100 000 à horizon 2023. Ledger a également annoncé l’ouverture d’une nouvelle usine en 2019 à Vierzon (Cher).

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Innocentia Agbe

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