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Click and collect à la peformance: « il a fallu tout standardiser pour diviser par 10 les tarifs » (Proximis)

Elle vise les entreprise ayant une maturité digitale inférieure à 10 millions d’euros

proximisProximis est start-up parisienne et strasbourgeoise proposant des solutions à destination des e-commerçants. Parmi ses produits, le click and collect, qui permet de retirer ses achats en magasin après leurs commandes sur Internet. Jusqu’alors destiné aux grands comptes, elle lance le click and collect à la performance (c’est à dire en prélevant une commission sur les transactions effectuées) afin de séduire les enseignes de plus petites tailles pour qui un tel dispositif était trop coûteux.

Les explications de Philip Bianchi, le président de Proximis.

 

Frenchweb : Quelle solution proposez-vous et en quoi se différencie-t-telle de la concurrence ?

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Philip Bianchi, PDG de Proximis : Initialement, le click and collect est utilisé par les grandes sociétés ou les grands comptes avec des intégrations assez poussées. La plupart du temps, elles payent des licences par point de vente. Mais ces solutions sont souvent inaccessibles pour les entreprises de plus petites tailles.

Par conséquent, nous avons standardisé le packaging afin de permettre aux plus petites sociétés d’y avoir accès grâce à une solution orientée à la performance, sur la base du même produit.

Beaucoup de fonctionnalités – paiement, prise d’acompte, retrait par l’internaute dans un back office magasin développé initialement pour de grands comptes – ont du être mis dans un moule standard afin de faire correspondre la solution d’une enseigne à l’autre. Il a fallu également passer au mobile, qui est intégré à l’offre standard, de même que nous avons voulu être sûr d’être payé avec le meilleur traitement possible des commandes : suivis des magasins, rappels des commandes aux boutiques… pour nous assurer que les achats effectués par notre solution soient parfaitement traités. Nous sommes 10 personnes à travailler sur ce nouveau projet.

Qui sont les clients visés sur le click and collect et combien coûte un dispositif comme celui de Proximis ?

En mode performance, nous visons toutes les enseignes qui disposent de moins de 200 points de vente, voire une centaine. Ce qui correspond à du mid market (taille moyenne, ndlr) et à des entreprises qui ont une maturité digitale inférieure à 10 millions d’euros. Il s’agit par exemple des enseignes du prêt à porter, de sport ou de beauté qui ont entre 40 et 50 boutiques. Nous ciblons, notamment, celles qui sont en retard sur le digital.

Quel est le montant de la commission prélevée sur les ventes réalisées ? Quel est le taux de transformation constaté chez les enseignes partenaires ?

La commission n’est pas encore publique mais nos clients peuvent s’en sortir pour 500 euros par mois selon sa volumétrie là où un mid market peut monter 5 000 ou 6 000 euros, ce qui correspond à la fourchette de 1 à 10 millions d’euros évoquée. Le taux de transformation est quant à lui très variable : souvent, il grimpe de 30% à 130%. Autrement dit, s’il est de 1%, il passe à 1,3% ou 2,3%.

Quel est le principal concurrent de Proximis ?

A l’origine, nos concurrents étaient les agences web, mais elles deviennent aujourd’hui des partenaires car elles recherchent ce type de solutions. Sur le même segment, les points relais Kiala ou des startups plus jeunes comme SoCloz sont des concurrents [a lire également : [Web-to-store] Socloz lève 1,5 million d’euros pour industrialiser son offre de redirection en boutique].

Fondateurs : Philip Bianchi et Jérôme Faure

Investisseurs : 3T Capital, Naxicap Partners, Jacques-Antoine Granjon et Ilan Benhaïm de Vente-privée, Manuel Zebeida, fondateur de Press Index.

Date de création : 2008

Effectifs : 20 collaborateurs

Société basée à : Strasbourg et Paris

Crédit photo: Fotolia, banque d’images, vecteurs et videos libres de droits
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La rédaction

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