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Comment Aircall se prépare à passer de 400 à 700 collaborateurs en un an

Interview de Jonathan Anguelov, co-fondateur et COO d'Aircall

Spécialisée dans la téléphonie d’entreprise, la start-up française Aircall s’est retrouvée en première ligne pendant la crise du coronavirus pour répondre aux besoins des entreprises qui n’ont eu d’autre choix que de migrer leurs services dans le cloud avec la généralisation du télétravail. La société voit en effet sa vision consistant à créer un écosystème cloud autour de la téléphonie, et donc de la voix, validée par la situation actuelle.

En hypercroissance, Aircall a ainsi levé 60 millions d’euros au printemps 2020 pour poursuivre son expansion à l’international. «Cette nouvelle levée de fonds intervient au moment où le marché est le plus porteur pour nous. L’accélération de la digitalisation des entreprises dans le monde entier, l’évolution accélérée de l’usage du cloud et les nouvelles méthodes de travail qu’elles sont en train d’installer nous ouvrent de très belles perspectives de développement», déclarait d’ailleurs Jonathan Anguelov, co-fondateur et COO d’Aircall.

Écoutez notre échange avec Jonathan Anguelov, co-fondateur et COO d’Aircall, pour comprendre l’approche de l’entreprise pour son développement à l’international et sa campagne massive de recrutement en 2021 :

L’Australie, marché le plus porteur en Asie-Pacifique

A l’annonce de l’opération, l’entreprise tricolore indiquait alors qu’elle souhaitait gagner du terrain en Asie-Pacifique avec l’ouverture d’un bureau en Australie. Cela se matérialise en ce début d’année avec l’ouverture d’un bureau à Sydney. Et si Aircall, qui dispose déjà de bureaux à Paris et New York, a choisi l’Australie pour rayonner sur l’Asie-Pacifique, plutôt que Singapour ou Tokyo, ce n’est pas un hasard. C’est en effet aux antipodes que la société réalise 10% de son chiffre d’affaires et il s’agit surtout de son marché en plus forte croissance dans cette région. Actuellement, la start-up lancée dans le giron du start-up studio eFounders réalise 85% de son chiffre d’affaires à l’international, dont 35% aux États-Unis.

En pleine accélération, Aircall n’a pas revu ses objectifs à la baisse malgré le contexte incertain à cause de la pandémie de Covid-19. L’entreprise a enregistré comme prévu une croissance de 65% en 2020, et table sur une croissance de 70% cette année. Pour accompagner cette montée en puissance, la société prévoit de considérablement renforcer ses effectifs. En 2021, Aircall s’apprête ainsi à recruter près de 300 personnes supplémentaires pour passer de 400 à 700 collaborateurs d’ici la fin de l’année.

En route vers le Nasdaq

Dans ce cadre, la société va d’ailleurs ouvrir un bureau à Madrid, qui sera avant tout un pôle Tech. A l’occasion de cette campagne de recrutement, Aircall prévoit en effet de s’attacher les services de plus de 150 développeurs supplémentaires. Ils viendront s’ajouter à la centaine de développeurs déjà basés à Paris. Ces renforts permettront à la société d’enrichir sa solution de téléphonie d’entreprise avec pour objectif de l’intégrer à un maximum d’outils métiers, surtout à l’heure où toutes les entreprises sont en train de procéder à leur transformation digitale.

Dans ce contexte, Aircall se positionne sur un marché très florissant de plus de 50 milliards de dollars. En passe de franchir la barre des 100 millions de dollars de chiffre d’affaires cette année, la société se rapproche petit à petit d’une introduction en Bourse au Nasdaq. Elle suit ainsi le sillage de Criteo et Talend qui figurent parmi les rares pépites françaises cotées à New York.

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