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[DECODE] Comment Uber veut séduire les pays émergents

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Devenue une plateforme multimodale au fil du temps, Uber veut désormais s’adapter aux besoins de ses clients dans plusieurs pays à travers le monde pour gagner des parts de marché. Ces derniers mois, la plateforme de VTC américaine a ainsi multiplié les initiatives pour conquérir les pays émergents.

En juin, la société californienne a annoncé le lancement d’Uber Lite, une version allégée de son application d’origine pour ne conserver que les fonctionnalités de base. Conçue en Inde (1,3 milliard d’habitants), premier pays à bénéficier de cette application simplifiée, elle s’adresse aux utilisateurs qui ont accès à une connectivité réduite. Uber Lite utilise 5 Mo de stockage, soit l’équivalent de trois selfies sur son téléphone d’après la firme américaine, pour un temps de réponse de 300 millisecondes.

Une application «Lite» et un service de minibus pour gagner du terrain en Inde et au Moyen-Orient

Cette application allégée sera lancée dans tout le Moyen-Orient début 2019. Uber nourrit de fortes ambitions dans cette région et cherche, dans ce sens, à mettre la main sur Careem, son concurrent basé à Dubaï. Une telle acquisition permettrait à la firme américaine de s’octroyer une domination sans partage au Moyen-Orient. Outre cette partie du monde, Uber mise aussi sur l’Inde et l’Afrique pour reprendre du poil de la bête après des déconvenues fracassantes en Asie, comme l’illustrent ses échecs face à l’Indonésien Go-Jek et le géant chinois Didi Chuxing.

Après avoir développé cette application sur-mesure pour séduire les usagers des marchés émergents, Uber a réfléchi à de nouveaux moyens pour faciliter leurs déplacements au quotidien. De cette réflexion a découlé le lancement d’un service de minibus au Caire, la capitale de l’Égypte qui compte 9,7 millions d’habitants. Sobrement baptisée «Uber Bus», cette nouvelle offre, pensée essentiellement pour les trajets domicile-travail, permet de transporter plusieurs passagers allant dans la même direction. Comme ce sont des trajets partagés, le coût est moins élevé pour les clients par rapport à une course individuelle ou partagée avec deux ou trois personnes. Une fois dans le minibus, les passagers utilisent un QR code pour s’enregistrer et peuvent payer en espèces.

Uber Bus pour adresser un marché de 100 milliards de dollars par an

Selon Eoin O’Mahony, responsable de la recherche au sein de la division Matching Science chez Uber, Uber Bus pourrait potentiellement «débloquer une nouvelle activité mondiale pour Uber, desservant le marché du transport en commun à très faible coût de 100 milliards de dollars par an pour des véhicules de grande capacité». La plateforme de VTC n’a pas encore indiqué si elle comptait déployer ce service de minibus à plus grande échelle, mais a reconnu qu’il s’agissait d’une «étape importante car Uber élargit sa plateforme pour être plus accessible, de sorte que tout le monde, n’importe où, puisse se déplacer».

«Nous nous sommes engagés à élargir l’accès à la plateforme Uber avec une gamme d’options peu coûteuses qui permettront de déplacer davantage de personnes en ville et d’aider les villes à résoudre des problèmes tels que la congestion. L’Égypte et la région du Moyen-Orient revêtent une importante capitale pour Uber et nous continuerons d’investir massivement dans cette partie du monde», a expliqué Dara Khosrowshahi, le patron d’Uber, qui tente de remettre le groupe sur la bonne voie après plusieurs années marquées par les mauvaises pratiques de l’ère Travis Kalanick. Uber prévoit de faire son entrée en Bourse au premier trimestre 2019, avant son rival Lyft. A plus de 100 milliards de dollars de valorisation, le groupe basé à San Francisco ferait l’objet de la plus grosse introduction en Bourse jamais enregistrée dans le secteur technologique.

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Richard Menneveux, fondateur de FrenchWeb.fr et CEO de DECODE.Media