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Cybersécurité: Londres appelle à une coalition internationale face à la menace d’acteurs étatiques

AFP

Le Royaume-Uni a plaidé mercredi pour la mise sur pied d’une coalition internationale contre les cyberattaques, mettant en cause Russie, Chine, Iran et Corée du Nord. Dans une intervention en ligne devant le Centre national de la cybersécurité (NCSC) le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a insisté sur la nécessité d’une telle coalition face aux menaces provenant d’acteurs étatiques et de groupes criminels qui s’en prennent à la démocratie. Les États autoritaires « tordent les principes pour parvenir à leurs propres fins néfastes », a déclaré le chef de la diplomatie britannique. « Ces acteurs sont les vandales à une échelle industrielle du XXIe siècle. Ils veulent saper les fondations de notre démocratie », a-t-il ajouté.

Au Royaume-Uni, la Russie a été accusée d’interférences dans les législatives de 2019 et le référendum de 2014 sur l’indépendance en Écosse. Des acteurs basés en Russie ont également été accusés de mettre la main sur des recherches britanniques sur les vaccins de laboratoires britanniques, américains et canadiens. En mars, un rapport de défense, qui était attendu de longue date, a proposé un investissement supplémentaire dans les capacités de cyberguerre du Royaume-Uni.

« Quand des États comme la Russie ont des criminels et des gangs qui opèrent depuis leur territoire, ils ont la responsabilité de poursuivre ces gangs, non pas de leur offrir un refuge », a estimé M. Raab. « Nous utilisons nos capacités parce qu’elles sont nécessaires pour défendre nos citoyens et sauvegarder la coopération internationale – nos adversaires utilisent leur pouvoir pour voler, saboter et saccager le système international », a-t-il ajouté.

Créer un cyberespace qui soit «libre et ouvert»

L’année passée, le centre de la cybersécurité britannique a traité 723 incident majeurs -un record depuis sa création il y a cinq ans- et a arrêté 700 000 escroqueries en ligne, a-t-il précisé. Londres a interdit le géant chinois de télécoms Huawei dans le déploiement de son réseau mobile 5G, après que les États-Unis ont exprimé des inquiétudes en matière de sécurité. Les États-Unis ont aussi subi récemment une salve de cyberattaques, notamment sur un pipeline la semaine dernière et une attaque majeure contre l’éditeur de logiciels SolarWinds.

Selon Dominic Raab, le Royaume-Uni doit être en pointe sur ce sujet et travailler avec ses alliés pour créer un cyberespace qui soit « libre, ouvert et profite à tous les pays et tous les peuples ». Il a aussi annoncé un programme d’investissement de 22 millions de livres sterling (25 millions d’euros) pour aider pays d’Afrique et d’Asie à renforcer leurs capacités en matière de cybersécurité. Cette prise de position s’inscrit dans le prolongement d’un appel des ministres des Affaires étrangères du G7, dont Londres assure la présidence tournante, pour une approche conjointe pour faire face aux menaces, notamment en ligne.

La rédaction

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