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Cybersécurité: l’UE charge Airbus, Orange et d’autres de plancher sur les communications quantiques

AFP

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La Commission européenne a chargé un consortium d’acteurs européens d’une étude visant à doter les réseaux de communications de technologies quantiques afin de les protéger contre les cyberattaques, ont annoncé lundi les lauréats. Cette étude de 15 mois s’inscrit dans le cadre de l’initiative EuroQCI visant à développer une infrastructure de communication quantique terrestre (via la fibre optique) et satellitaire (par liaison laser). Elle permettra de protéger les systèmes de communication européens et ceux des infrastructures essentielles, comme les institutions gouvernementales, les banques, les réseaux électriques, les établissements de santé ou encore les systèmes de contrôle de trafic aérien, expliquent-ils dans un communiqué commun.

«La base de l’Internet quantique européen»

Le consortium dirigé par Airbus, comprend l’industriel de défense italien Leonardo, Orange, PwC, Telespazio, et deux instituts italiens: le Conseil national de la recherche italien (CNR) et l’Institut national de la recherche métrologique (INRiM). « À terme, l’EuroQCI est destinée à devenir la base de l’Internet quantique européen, connectant des ordinateurs, simulateurs et capteurs quantiques via des réseaux quantiques afin de partager des informations et des ressources de façon sécurisée », affirme le consortium. Le consortium est chargé de définir les spécifications d’un système de distribution de clé quantique et d’en concevoir le segment terrestre.

À la différence des méthodes classiques de transmission sécurisée, le système quantique utilise des photons pour envoyer les clés de cryptage nécessaires au décodage de l’information. Les données contenues dans ces photons sont impossibles à intercepter: toute tentative d’espionnage provoquerait leur autodestruction. L’objectif est de réaliser un démonstrateur de communication quantique -sorte de prototype destiné à prouver la fiabilité des technologies retenues- d’ici 2024 et de déployer un premier service opérationnel d’ici 2027.

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