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Darktrace: Pourquoi les actionnaires interpellent l’entreprise de cybersécurité, 7 mois après son IPO?

AFP

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Darktrace, société britannique de cybersécurité et l’une des introductions boursières phare de l’année à Londres, a été interpelée sur son modèle et la trajectoire tumultueuse de son action pendant sa première AG de société cotée mercredi. Le titre, qui perdait 2,65% à 485,60 pence mercredi à la mi-séance, cotait à près du double de son prix de lancement fin avril, mais s’est effondré par rapport à son sommet de l’année atteint en septembre à près de 1 000 pence.

En dix jours, entre octobre et début novembre, le titre a plongé de 30%, un analyste ayant notamment mis en doute sa valorisation et ses perspectives de profitabilité. L’action connaît mercredi l’une des plus forte baisse du FTSE-100, qui regroupe les principales cotations de la Bourse de Londres, et l’entreprise est aussi en queue de peloton en termes de capitalisation boursière au sein prestigieux indice, dont elle pourrait être retirée.

Un « angle opposé » comparé aux entreprises rivales

La très « high tech » société d’intelligence artificielle appliquée à la cybersécurité a tenu mercredi une assemblée générale sobre, sans retransmission par Internet, avec une vingtaine d’actionnaires seulement malgré l’attention reçue ces derniers jours. L’un des actionnaires s’est ému de la vente de millions de dollars de titres par une des administratrices alors que le titre piquait du nez, déplorant un moment mal choisi pour se délester des titres et un « message mitigé » aux actionnaires. Un autre actionnaire a mis en question des investissements en recherche et développement faibles comparés à ceux des concurrents américains.

La directrice générale de 39 ans Poppy Gustafson a fait valoir que le modèle de l’entreprise, fondée en 2013, est d’identifier les « failles existantes » dans l’architecture informatique des sociétés clientes au lieu d’intervenir une fois que des menaces informatiques sont caractérisées, comme la plupart de ses rivaux. Selon elle, c’est un modèle « unique » qui part d’un « angle opposé » comparé aux entreprises rivales de cybersécurité et n’est donc pas à comparer directement.

En réponse à une question, la directrice financière Cathy Graham a aussi admis que les forces de vente du groupe n’étaient pas là où elles auraient dû se trouver à cause d’une « pause des embauches avec la pandémie ». « Nous allons être en phase de rattrapage jusqu’en 2022″, a-t-elle ajouté. L’entreprise, dont le siège se situe dans la prestigieuse ville universitaire de Cambridge, emploie 1 600 employés pour 5 900 clients. « Cela a été une année fantastique pour Darktrace et je suis enthousiaste sur l’avenir de cette entreprise », s’est félicité Gordon Hurst. Il a rappelé que l’entreprise a enregistré une croissance du chiffre d’affaires de 41% sur un an à 281 millions de dollars pour l’exercice 2021 clôturé fin juin et anticipe jusqu’à 39% pour son exercice 2022.

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