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[Reportage] Virée au féminin dans les coulisses d’un datacenter

Fibres optiques, armoires à glace, serveurs, baies, cold corridors, modules…. Oui oui, nous sommes bien dans un datacenter. Vendredi dernier, la jeune start-up CowGirlApp, a organisé une visite 100% féminine, en partenariat avec Iguane Solutions. Mission du jour : faire découvrir à une dizaine de digital women, plus curieuses les unes que les autres, le DC3, un des datacenters d’Iliad situé à Vitry-sur-seine. Reportage en images.

Pour rappel : « un datacenter est un site physique sur lequel se trouvent regroupés des équipements constituants du système d’information de l’entreprise. Il comprend en général un contrôle sur l’environnement une alimentation d’urgence et redondante, ainsi qu’une sécurité physique élevée. » Ça, c’est la définition barbare que donne Wikipédia d’un datacenter. Une description, disons le franchement, carrément abstraite pour toutes celles et ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion d’en visiter un.

Partant de ce constat, les deux fondatrices de CowGirlApp, un tout jeune site de critiques d’applications mobiles créé par des femmes et pour des femmes, ont pris l’initiative d’organiser cette virée dans les locaux du nouveau datacenter d’Iliad. Baptisé DC3, le site a été inauguré en août dernier et présente son lot de curiosités…. Visite guidée !

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Accueillies par Olivier Tréger, deux bonnes heures de visite nous attendent… Ca, on ne le sait pas encore et finalement on s’en rendra à peine compte. Le DC3 se divise en deux parties. L’une est consacrée à la hotline de Free Mobile, l’autre, celle qui nous intéresse, aux activités d’hébergement. Notre excursion démarre sur les chapeaux de roues : on n’échappe à aucun détail technique ! Heureusement, le responsable du site tente également d’être le plus pédagogue possible.

Qu’on soit bien averti : « un datacenter c’est surtout une affaire de BTP, moi ce que je fournis c’est une infrastructure, du froid et de l’électricité » explique d’entrée de jeu Olivier Tréger. A défaut de faire rêver, ça a la mérite d’être clair !

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Premier constat : le site est ultra-sécurisé. Les photos y sont proscrites (sauf dérogation heureusement…) et chaque visiteur doit présenter une pièce d’identité et être munis d’un badge sur lequel des empreintes ont été effectuées. Chacune d’entre-nous passe donc une à une dans un sas pour valider ces informations. Au total, 98 caméras ont été placées sur le site pour éviter tout angle mort et tant pis pour le mauvais profil !

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D’ailleurs, côté style nous sommes gâtées. Raisons d’hygiène obligent, les chaussons en papier font partie intégrante de la panoplie des élèves studieuses que nous sommes…

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C’est donc sous notre plus beau look que nous continuons la visite et son lot d’explications. Attention, ici, il faut s’accrocher pour saisir toutes les subtilités du vocabulaire ad hoc ! La photo l’atteste, l’heure est à l’écoute et à la concentration… Nous voilà dans une salle serveur de 1600 m2. Celle-ci est divisée en trois modules, eux-mêmes divisés en cold corridors, composés de baies (ou armoires), dont chacune correspond à une succession de serveurs, qui eux même peuvent appartenir à un seul et même client… Ouf la boucle est bouclée !

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Iguane Solutions figure parmi les premiers clients du DC3, qui, à terme, accueillera au maximum 22 clients spécialisés dans l’hébergement et l’infogérance. La société, qui compte près de 400 clients dans le monde, héberge ici 3 clients de taille. Si la confidentialité est de mise, les bruits de couloirs (et oui on est des filles !) nous ont laissé comprendre qu’un certain site de streaming musical comptait parmi ces fameux clients… Ci-dessus donc : un couloir de baies vu d’extérieur, qui contient une ribambelle de serveurs et dont les clients doivent rester anonymes… On l’aura compris !

Fraîchement installée, cette salle est encore relativement vide et peu bruyante. Et surtout, il n’y fait pas encore trop chaud….

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Ce qui n’est pas le cas de cette salle, quant à elle, consacrée aux dedibox. C’est ici qu’Iliad héberge, directement les sites de particuliers par location. Chaque câble correspond à un serveur. On en compte 7500 par couloir et 22 000 par module… Pour maintenir la température, les couloirs sont aérés via le plancher par un système d’eau glacée, qui passe auparavant dans des armoires dédiées.

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En parlant de froid, c’est ici que se trouve la salle de production de refroidissement. Lorsque les températures extérieures grimpent, le bruit peut atteindre 85 décibels. Les boules Quies sont alors indispensables. Pas de risque le jour de notre visite étant donnée la météo du moment….

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… A laquelle nous avons eu le droit de goûter. On oublie donc les chaussons en papier pour switcher avec nos bonnets. Nous voilà à présent au niveau des transformateurs électriques. Ici, la consommation annuelle est estimée à pas moins de 10M d’euros. Au total, le site dispose de 4 lignes électriques distinctes pour assurer une alimentation totalement indépendante. Côté fioul, le datacenter s’appuie sur un réservoir de 100 000 litres.

Atypique et ludique, cette visite aura surtout été synonyme de chiffres vertigineux… A l’exception d’une donnée : moins d’une dizaine de personnes gère cette infrastructure de près de 12 000 m2. Que des hommes ! Allez savoir pourquoi…

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Microsoft Experiences les 3 et 4 octobre 2017

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