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FinTech : Tink lève 85 millions d’euros auprès d’Eurazeo, Dawn Capital, PayPal et BNP Paribas

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La start-up suédoise Tink poursuit ses manœuvres pour se renforcer en pleine pandémie de Covid-19. Tink, qui permet aux banques et aux FinTech d’enrichir plus rapidement leur offre de services financiers, a levé 85 millions de dollars dans le cadre d’une opération menée par Eurazeo Growth et Dawn Capital. PayPal Ventures, le fonds destiné aux start-up FinTech du géant américain du paiement en ligne, Opera Tech Ventures, fonds de capital-risque lancé en 2018 par BNP Paribas, HMI Capital, Heartcore, ABN AMRO Ventures et Poste Italiane ont également apporté leur soutien à l’entreprise scandinave à l’occasion de ce nouveau financement. La valorisation de la FinTech suédoise s’élève désormais à 680 millions d’euros, ce qui la rapproche un peu plus du statut de licorne.

Cette levée de fonds est une extension du tour de table de 90 millions d’euros bouclé en début d’année pour poursuivre son expansion à l’international et proposer de nouveaux services sur sa plateforme d’open banking. Dans cette optique, la société a d’ailleurs mis la main sur la société espagnole Eurobits Technologies, spécialisée dans l’agrégation de comptes. Plus récemment, elle a également noué un partenariat avec la FinTech française Lydia (40 millions d’euros levés en janvier) pour permettre à cette dernière de bénéficier de sa plateforme d’open banking et ainsi ajouter de nouveaux services financiers à destination de ses 5 millions d’utilisateurs. Une manière pour Tink d’étendre son rayonnement en France et de s’affirmer un peu plus comme un acteur de référence de l’open banking en Europe.

La directive DSP2, levier décisif pour accélérer

Fondée en 2012 par Daniel Kjellén et Fredrik Hedberg, la start-up suédoise veut en effet tirer profit de la «révolution de l’open banking». Celle-ci a été rendue possible par le Parlement européen avec l’adoption en novembre 2015 de la deuxième directive européenne sur les services de paiement (DSP2). Entrée en vigueur en janvier 2018, celle-ci vise à moderniser les services de paiement, en obligeant les banques à rendre accessibles les données de leurs clients via des API, sous réserve de leur consentement, à des entreprises tierces, à l’image d’applications comme Lydia.

Cette ouverture des données doit ainsi permettre à ces acteurs tiers de développer de nouveaux services financiers aux clients des banques. A terme, un consommateur pourrait ainsi construire de A à Z sa propre offre de services financiers via de multiples fournisseurs sans rencontrer de difficultés.

La crise du coronavirus a accéléré la transformation digitale des services financiers

Opérationnelle dans 14 pays européens, la société scandinave indique que son API «permet aux clients d’accéder à des données financières agrégées, d’initier des paiements, d’enrichir les transactions et de créer des outils de gestion des finances personnelles». A ce jour, elle assure se connecter à plus de 3 400 banques, de manière à atteindre plus de 250 millions de clients bancaires en Europe. Basée à Stockholm, la FinTech suédoise compte PayPal, Klarna ou encore BNP Paribas parmi ses clients. Près de 8 000 développeurs utilisent ses API pour proposer de nouveaux services financiers.

Avec ces 175 millions d’euros levés sur l’ensemble de l’année 2020, Tink, qui compte 365 collaborateurs, prévoit d’élargir son réseau de banques et de services de paiement en Europe. L’ambition de la société s’est agrandie ces derniers mois avec la crise du coronavirus qui a dopé les nouveaux usages issus des nouvelles technologies financières. «Malgré les difficultés de 2020, ce fut une année de grande croissance pour Tink», indique Daniel Kjellén, co-fondateur et PDG de Tink. Et d’ajouter : «2020 a vu le décollage des paiements alimentés par l’open banking, et en 2021, nous nous attendons à voir cette ampleur, surtout au Royaume-Uni, puis en Europe. Cette extension de financement facilitera davantage le développement de nos services d’initiation de paiement à travers l’Europe, tout en continuant à fournir à nos clients de nouveaux produits de données basés sur la technologie d’open banking

Lire aussi : Comment l’open banking redistribue les cartes dans le secteur bancaire

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