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La startup britannique Starling Bank lève 317 millions d’euros et passe au rang de licorne

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La néobanque basée à Londres annonce un tour de table en série D de 272 millions de livres sterling (soit environ 317 millions d’euros), réalisé auprès de Fidelity Management & Research Company, avec la participation de Qatar Investment Authority, RPMI Railpen, Railways Pension Scheme et Millennium Management. Cette opération porte le financement total de Starling Bank à 739 millions de dollars et sa valorisation à 1,9 milliard de dollars.

Cette annonce intervient un an après la dernière levée de fonds de la FinTech qui a récolté 71 millions d’euros en février dernier. Depuis, la startup est rentable et vient d’enregistrer pour le quatrième mois consécutif un bénéfice d’exploitation positif. Fondé en 2014 par Anne Boden, ex-COO de la banque irlandaise Allied Irish Banks (AIB), Starling Bank développe une application mobile proposant divers services bancaires, à destination des particuliers comme des entreprises. La néobanque revendique à ce jour plus de 300 000 comptes de TPE et de PME.

«La banque en ligne a atteint un point de non-retour»

Depuis l’application, l’utilisateur peut visualiser en temps réel le solde de son compte, effectuer des virements classiques, exécuter des paiements internationaux, désactiver ou réactiver instantanément sa carte bancaire, ou encore envoyer de l’argent à ses amis depuis son répertoire. Starling Bank va même plus loin en analysant les données des utilisateurs via des algorithmes de machine learning pour s’adapter à leurs besoins, par exemple en alertant l’utilisateur lorsqu’il a dépensé beaucoup d’argent sur une certaine période. 

« La banque en ligne a atteint un point de non-retour », commente Anne Boden, fondatrice et PDG de la FinTech. « Les clients attendent désormais une alternative plus juste, plus intelligente et plus humaine aux banques du passé. » En appliquant un système d’open banking (ou «système bancaire ouvert»), la startup offre également à ses clients la possibilité de fluidifier et accélérer les transactions, bien qu’elle puisse pour cela partager leurs données avec d’autres services bancaires, sous réserve de leur consentement.

Affronter la concurrence en Europe

Grâce à cette opération, Starling Bank ambitionne de financer son développement en Europe, alors que de nombreux acteurs ne cessent de grandir sur ce secteur. En effet, la startup doit faire face à des géants européens à l’instar de son compatriote Revolut, qui a levé 580 millions de dollars en 2020 et atteint une valorisation de 5,5 milliards de dollars, ou encore de l’Allemand N26 dernièrement valorisé à 3,5 milliards de dollars. 

« Le nouveau financement annoncé aujourd’hui soutiendra la poursuite de la croissance rapide et désormais rentable de Starling », explique l’entreprise. « Le capital sera principalement déployé pour soutenir une expansion ciblée des prêts de Starling au Royaume-Uni, ainsi que pour lancer Starling en Europe, et pour les fusions et acquisitions prévues ».

Starling Bank : les données clés

Fondatrice : Anne Boden
Création : 2014
Siège social : Londres
Secteur : FinTech
Activité : banque mobile
Concurrents : Revolut, N26, Monzo


Financement : 317 millions d’euros en série D auprès de Fidelity Management & Research Company, avec la participation de Qatar Investment Authority, RPMI Railpen, Railways Pension Scheme et Millennium Management.

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