ActualitéAmérique du nordBourseBusinessHealthcareInvestissements

One Medical, spécialiste des soins primaires soutenu par Alphabet, lance son entrée en Bourse

One Medical, startup spécialiste des soins primaires soutenue par Alphabet, a déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), organisme américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, son dossier pour entrer en Bourse sur le Nasdaq. L’entreprise, qui n’a pas encore indiqué le prix de ses actions, prévoit à cette occasion de lever 100 millions de dollars. Sa valorisation dépasserait aujourd’hui le milliard de dollars. Au total, la startup a jusqu’ici levé plus de 530 millions de dollars auprès de GV (Alphabet), mais aussi The Carlyle Group, J.P. Morgan Asset Management, Benchmark, Oak Investment Partners, Lifeforce Capital, Redmile Group, ou Maverick Ventures.

Fondé en 2007 par le docteur Tom Lee, la startup est dirigée depuis 2017 par Amir Rubin, ex-CEO du groupe UnitedHealth. Elle a développé une application qui permet de prendre des rendez-vous médicaux pour des soins primaires dans 77 lieux à travers neuf villes aux Etats-Unis (Boston, Chicago, Los Angeles, New York, Phoenix, San Diego, Seattle et San Francisco). L’entreprise affirme mettre à disposition de ses clients des salles d’attente confortables, des rendez-vous pris le jour-même 24/7, ainsi que des consultations longue durée, vidéo ou physiques. Elle devrait prochainement étendre son offre à trois nouveaux marchés (Atlanta, Orange County et Portland). Son modèle économique repose sur un abonnement à 200 dollars par an.

Les documents déposés auprès de la SEC révèlent que l’entreprise a vu son chiffre d’affaires progresser de 29% pendant les neuf premiers mois de 2019, à 198,9 millions de dollars. Mais elle a aussi enregistré des pertes de 33,1 millions de dollars sur la même période, contre 26 millions de dollars un an plus tôt, alors que près de 60% de ses revenus sont investis dans les coûts relatifs aux soins et au recrutement de professionnels de santé. Aujourd’hui, l’entreprise compte environ 397 000 abonnés.

Parmi les clients majeurs de One Medical figure son investisseur Google, qui représente près de 10% de son chiffre d’affaires. Les deux entreprises se sont alliées en 2017: la filiale d’Alphabet incite ses employés à adhérer à l’offre et One Medical fournit ses services directement au sein de certains bureaux Google.

L’entrée en Bourse de One Medical suivra notamment celles, l’année dernière, des entreprises e-santé Health Catalyst et Livongo. Ce dernier a mis au point une technologie de surveillance mobile qui permet aux utilisateurs de gérer leur diabète. Il avait levé 105 millions de dollars dans un tour de table mené par les investisseurs historiques General Catalyst et Kinnevik. L’année précédente, l’entreprise avait levé plus de 50 millions de dollars pour accélérer son expansion dans la gestion du diabète et celle de la croissance d’autres maladies chroniques grâce à son portefeuille d’applications, de technologies mobiles et de programmes de santé. Mais sa valorisation se situe aujourd’hui en-dessous de celle qu’elle connaissait lors de son IPO en juillet 2019, reflétant les difficultés que peuvent connaître sur les marchés publics non seulement les entreprises spécialiste de la e-santé, mais aussi les startups fortement alimentées en capital. Rappelons par exemple qu’Uber et Lyft ont connu des entrées en Bourse difficiles en 2019, tandis que celle de WeWork a été simplement avortée.

Tags

Patrick Randall

Journaliste chez FW - DECODE MEDIA. Pour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media
One Medical, spécialiste des soins primaires soutenu par Alphabet, lance son entrée en Bourse
Comment Quibi veut devenir l’alternative principale à Netflix sur mobile
HR Tech : la fusion de Kronos et Ultimate Software fait naître un nouveau géant sur le marché
Startups françaises: l’argent investi par les fonds ne donne toujours pas de sorties significatives
Google
Rachat de Fitbit par Google: le régulateur européen s’inquiète pour les données personnelles
[DECODE FoodTech] Deliveroo Editions: quel est l’impact des «dark kitchens» sur la restauration ?
[DECODE] Ce que dit la tribune de Mark Zuckerberg sur la stratégie adoptée par Facebook
Copy link