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Open banking: Visa rachète la FinTech suédoise Tink pour 1,8 milliard d’euros

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Le géant américain du paiement Visa s’empare de la startup européenne Tink, spécialisée dans l’open banking, pour 1,8 milliard d’euros. La dernière estimation de la valeur de Tink s’élève à 680 millions d’euros, depuis sa dernière levée de fonds de 85 millions d’euros auprès d’Eurazeon menée en décembre dernier. La startup a levé au total 308,4 millions de dollars. Tink, qui est intégré à plus de 3 400 banques et institutions financières en Europe, conservera sa marque et son équipe de direction actuelle, et son siège social restera à Stockholm.

Lancée en 2012 par Daniel Kjellén et Fredrik Hedberg, la startup suédoise a tiré profit de la «révolution de l’open banking» depuis que le Parlement européen a adopté en 2015 la deuxième directive européenne sur les services de paiement (DSP2). Concrètement, la législation de l’Union européenne impose aux banques de rendre accessibles les données de leurs clients via des API, sous réserve de leur consentement, à des fournisseurs tiers (comme la startup française Lydia, spécialisée dans le remboursement entre particuliers). Cela permet de moderniser les services de paiement, puisque des acteurs tiers peuvent désormais s’appuyer sur les données des banques pour créer de nouveaux services.

Accélérer l’adoption de l’open banking en Europe

Le modèle prometteur de Tink a séduit Visa qui ambitionne désormais d’accélérer l’adoption de l’open banking en Europe, en garantissant une plateforme « sécurisée et fiable pour l’innovation ». L’entreprise américaine de système de paiement prévoit de mettre son réseau au service de l’expansion de la solution suédoise. « Cette acquisition est un signe de notre engagement en Europe », commente Charlotte Hogg, PDG de Visa Europe. « En Tink, nous avons trouvé un partenaire solide avec lequel nous pouvons accélérer l’innovation dans le domaine de l’open banking au profit de nos clients communs et des citoyens du Royaume-Uni et de l’UE, tout en investissant dans des emplois technologiques hautement qualifiés sur le continent. »

Depuis son lancement, la FinTech a su nouer des partenariats forts, en Europe en en France, notamment avec la startup parisienne Lydia en octobre 2020. Plus récemment, Tink s’est allié au Français Papernest, qui facilite les démarches administratives lors des déménégaments, pour accélérer le traitement des détails administratifs. Elle est également partenaire de BNP Paribas Fortis, Nordea, Klarna ou SEB, et ne compte pas s’arrêter là. « En rejoignant Visa, nous serons en mesure d’aller plus vite et plus loin que jamais auparavant », commente Daniel Kjellén, PDG et cofondateur de Tink.

Cette acquisition intervient plus d’un an après l’échec du rachat de Plaid par Visa, qui était prêt à miser 4,4 milliards d’euros pour acquérir la startup californienne spécialisée dans l’open banking. Une acquisition qui a été avortée face aux craintes des autorités américaines de la concurrence. En ce qui concerne Tink, Visa financera la transaction à partir de ses liquidités et elle n’aura aucun impact sur le programme de rachat d’actions ou la politique de dividendes annoncés par Visa.

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