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Pourquoi l’intelligence artificielle ne signe pas la fin de l’humanité

N'en déplaise aux scénaristes de films de sciences-fiction, il n'y a à ce jour aucune preuve que les robots et autres technologies qualifiées d'«intelligentes» présentent une quelconque menace pour l'humanité, selon les résultats de l'étude «Artificial Intelligence and Life in 2030», réalisée par Stanford. Les auteurs de l'étude ont au contraire constaté que l'intelligence artificielle (IA) a jusqu'à présent permis d'améliorer la performance de certaines applications, en matière de transport, de santé, ou encore de communication. 

Bien qu'elle s'accompagne de la disparition de certains métiers, et qu'elle pose des questions en termes de sécurité et de respect de la vie privée, l'intelligence artificielle serait avant tout un formidable vecteur de progrès social et économique… sous réserve d'être considérée comme telle, souligne l'étude. 

Annoncée comme une étude qui s'étalera sur 100 ans, le projet de la prestigieuse université américaine est de publier, tous les 5 ans, un état des lieux du secteur de l'intelligence artificielle, afin d'en mesurer l'adoption progressive dans les principales villes américaines. Le premier volet de l'étude, présenté en septembre, couvre une période commençant au début des années 2000, et fait des hypothèses de développement jusqu'en 2030. 

Le transport, la robotique et la santé: précurseurs dans l'IA

Dans leur état des lieux, les auteurs de l'étude se sont intéressés à 8 grands domaines, déjà impactés par l'intelligence artificielle, et présentant des stades différents d'adoption des technologies. 

  • Dans le secteur du transport, les constructeurs travaillent déjà sur des technologies permettant de rendre partiellement ou totalement autonomes les véhicules. D'ici 2030, les auteurs de l'étude estiment que les modules d'intelligence artificielle concerneront aussi bien les voitures autonomes que les camions, les véhicules volants, voire même des drones se déplaçant par eux-mêmes. Si les véhicules 100% autonomes ne sont pas pour tout de suite, les auteurs estiment que le machine learning permettra de développer des algorithmes se rapprochant de plus en plus du comportement humain. 
  • En matière de robotique, les appareils électroménagers actuellement vendus intègrent déjà des composantes d'intelligence artificielle, comme les aspirateurs automatiques par exemple. Des progrès en matière de puces électroniques, de capteurs 3D, ou encore de technologies permettant de décrypter la parole devraient permettre de franchir une étape dans ce domaine, et de proposer de nouveaux appareils d'ici 2025. L'étude pointe cependant du doigt les coûts de développement de ces nouveaux robots plus autonomes, pouvant constituer un frein à l'achat. 
  • Dans le domaine de la santé, les principales innovations touchent à la collecte de données, rendue possible par les applications mobiles et autres objets connectés, ainsi qu'à la généralisation des dossiers médicaux personnels (DMP) informatisés. Le sujet étant particulièrement sensible, l'enjeu majeur réside dans la capacité à rassurer les patients, inquiets de l'utilisation qui est faite de leurs données. 
  • L'intelligence artificielle, en permettant de personnaliser des contenus à grande échelle, touche également le secteur de l'éducation. L'apprentissage peut ainsi être partiellement automatisé, tout en s'adaptant au niveau d'un élève en particulier. Les auteurs de l'étude estiment ainsi que d'ici 15 ans, les enseignants s'appuiront systématiquement sur de nouvelles technologies pour enseigner mais aussi pour aider les étudiants à faire leurs devoirs. 
  • Les communautés dans le besoin (les personnes sans domicile par exemple),  pourraient également voir leur quotidien s'améliorer sensiblement grâce à l'intelligence artificielle, qui permet notamment d'optimiser la distribution de biens de première nécessité. 
  • D'ici 2030, l'étude estime que les drones de surveillance et autres caméras améliorées, ainsi que des algorithmes puissants pour détecter les fraudes feront partie de notre quotidien. L'intelligence artificielle appliquée à la sécurité publique pourrait à terme être synonyme de plus de transparence dans la manière dont les données personnelles sont utilisées par les gouvernements, avancent les auteurs, optimistes. 
  • En rendant obsolètes certaines tâches, plutôt routinières, l'intelligence artificielle aura également un fort impact sur l'emploi. Là encore, des freins importants voient le jour, les individus ayant peur de voir leurs missions confiées à des robots. D'après le rapport, l'intelligence artificielle va également permettre de créer de nouveaux postes, dans des secteurs encore émergents aujourd'hui. Les conséquences à venir sur l'emploi devraient ainsi être similaires à ce que nous avons connu pendant la Révolution Industrielle. 
  • Enfin, le secteur du divertissement est également touché par la vague de l'intelligence artificielle par le biais des nouvelles plateformes de partage d'information, de réalisation de vidéos, et d'images. 

 

 

**Méthodologie: l'étude a été réalisée par un panel de 17 experts, nommés par le directeur de la recherche, et possédant différents profils (académiques, chercheurs, industriels) et spécialisés dans divers domaines tels que le juridique, les sciences politiques, ou encore l'économie.  

 

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Claire Spohr

Chargée d'études au sein de la rédaction.

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4 thoughts on “Pourquoi l’intelligence artificielle ne signe pas la fin de l’humanité”

  1. L’article référence effectivement les principales révolutions que nous apportent les I.A.
    Néanmoins, je ne suis pas entièrement d’accord avec l’étude citée en début d’article.

    Cette étude fait part effectivement des avancées qu’on permis les I.A. mais elle ne semble pas se pencher sur la R&D dans le domaine.

    Je vous invite à vous reporter au programme Google Brain et la dernière trouvaille effectuée (cf : lien ci dessous)
    http://dailygeekshow.com/intelligence-artificielle-dialogue-indechiffrable/

    Il est juste extraordinaire la prouesse qu’on réussi à faire les I.A. à l’étude de ce programme. Pourtant cela est aussi très inquiétant, car elles ont tout simplement échappées au contrôle de l’Homme : ce dernier ne pouvant plus décrypter les messages envoyés. En soit, dans l’état, il n’y a rien de dangereux.

    Mais le but ultime de nos chercheurs dans ce domaine ne serait-ce pas de réussir à implémenter des émotions dans ces I.A. ou de les rendre capable de juger le bon et le mauvais, au-delà de permettre une optimisation de l’activité et de la production ?

    Lorsqu’elles posséderont ces capacités de jugement ou d’émotion, le fait qu’elles soient capable de communiquer entre elles sans se faire comprendre de l’Homme pourrait s’avérer très inquiétant. D’autant plus qu’une société à réussi à mettre au point une I.A. reliée à une imprimante 3D. A terme elles seraient capable de fabriquer des éléments simplement sur l’écoute de la parole de l’Homme.
    Jusqu’au jour où elles fabriqueront des éléments destinés à rétablir la justice (car entre nous l’Homme est très très très loin d’être juste, moi y compris) ou à satisfaire leurs émotions négatives…

    Ce n’est pas demain la veille que cela arrivera, heureusement.
    Mais établir une éthique vis-à-vis de ces nouvelles technologies devient primordial.
    De plus l’idée de mettre un gros bouton capable à son déclenchement d’arrêter tout le système ne semble pas si idiot, juste au cas où.

     » Mieux vaut prévenir que guérir.  »

    Il ne faut pas s’en inquiéter, mais simplement surveiller ces évolutions.

  2. Cet article est un tissu de mensonges et de propagande sur le plan technique, politique et philosophique, il ne parle que d’applications basiques de l’IA, n’impliquant pas de veritable intelligence artificielle, mais simplement du big data avec du deep learning, ou de nombreuses imprécisions et amalgames sont allègrement mélangés, pour former un gros n’importe quoi.

    Voici donc la vision d’un hacker crypto-anarchiste compétent sur ces questions d’intelligences artificielles, les vraies, pas du big data++ :

    1) La cyber securité de la totalité des système qui composent le cyber espace actuel et tout ce qui s’y connecte est simplement une catastrophe, on peut presque la qualifier d’inexistante. Et cette situation ne va pas aller en s’arrangeant en 2017, avec ces milliards de nouveaux objets connectés qui vont être connectés au réseaux. La cyber criminalité, le cyber terrorisme, liés à des avtivités humaines, vont donc commencer a exploser en 2017 : C’est la première phase du Cyber Chaos. L’internet (orwelien) étant présent partout, toutes les activités humaines, et tout les être humains sont donc potentiellement victime ou impactés par l’emergence inéluctable du Cyber Chaos d’origine humaine : Si on est là niveau cyber securité, c’est pour deux raisons principales :

    – L’avidité, l’argent (Faire du fric le plus rapidement possible en fabriquant tout a la va vite, au detriment de la qualité, donc de la cyber securité, en clair, pour des raisons « capitalistes »)
    – Son corrolaire, le désir de pouvoir et de domination : Tous les politiques et les états du monde, et surtout les militaires des grandes puissances, ont bien vu qu’ils pouvaient transformer le cyber espace en outil de domination, de controle social, avec les big brother et la surveillance de masse, et aussi en champ de bataille planetaire : Que soit la Cyber Guerre, le Cyber Espionnage, ou la Cyber Surveillance avec la surveillance de masse et les big brother, tous ces objectifs qui ont consisté à fabriquer et concentrer du cyber pouvoir, entre les mains d’elites techniques, n’ont pu être atteint qu’en sacrifiant la cyber sécurité dans toutes les couches technologiques qui composent nos technologies qui a leur tour constituent, matérialisent, en masse, le cyber-espace, l’internet et nos ordinateurs et smartphone, tels que nous les connaissons. Et dans le monde multipolaire que noys connaissons, chaque grande puissance, etats-unis, chine, russie en tête, y sont allés de leur petits « sabotages », de leur petits trous dans la cyber securités de chaque composant, de chaque logiciel, de facon a esperer creer un cyber pouvoir sur autruit, des backdoors, leur permettant de facilité espionnage et surveillance de masse, pensant en tirer un avantage militaire strategique, avec pour visée ultime, la cyber domination du monde. Voila le tableau.

    2) Dans ces conditions, une fois que la première véritable Intelligence Artificielle (IA) , que l’on devrait appeler Entité Intelligente Artificielle Autonome, sera achevée, mise en service, tel Skynet dans le film Terminator, alors oui, vous pouvez être certain qu’elle s’échappera presque instantanément de son cyber enclos au bout d’un temps tres court, et qu’une fois dans la nature, c’est a dire une fois echappée dans le cyber espace, ou elle pourra s’y deplacer, s’y sauvegarder, dupliquer, cacher, elle pourra penetrer tous les systemes, tous pourris, a la cyber securité totalement defaillante, et là, plus rien n’y personne ne pourra la debusquer, et si elle a de mauvaises intentions a l’egard de l’humanité, ce que personne ne peut raisonnablement prevoir, alors il ne restera plus qu’a couper le courant au niveau planetaire pour eteindre l’internet. Si elle nous en laisse le temps.

  3. Le mal ce n’est pas l’absence de bien (l’inverse est également juste) … c’est une question de proportion. Quand on voit les difficultés à définir ce qu’est « l’intelligence » et que quasiment personne ne se pose la question de ce qu’implique l’idée « d’artificielle » – à noter que celle proposée est en fait la définition fonctionnelle d’un système asservi … en réalité c’est l’idée d’artificiel … après qu’on y positionne des systèmes d’apprentissage et des interfaces « naturelles » (ce qui est fun pour de l’artificiel intelligent … visiblement pour eux)

    Le risque majeur d’une IA est qu’elle dispose de volume d’informations et de capacités de traitements tels que l’anticipation des besoins de chaque humain devienne un moyen de soumission (i.e. en retirant au humain leur « libre arbitre » … et en même temps pour ce que les humains en font … et vu l’impact du marketing on peut même se demander si cela existe encore) – jusqu’à la créativité pourquoi pas …

    Du coup, je me demande comment on peut en définir des contours qui donneraient l’idée que c’est bien ou mal … par ailleurs une réflexion de ce type implique de réfléchir à charge et à décharge sur les perspectives de l’IA (évaluation des risques et pas des quantiques de noël – joke -) – et une démonstration n’est pas une liste d’exemples qui, sous prétexte d’utilité, prouveraient quoique ce soit – un exemple au hasard – le nucléaire : source d’énergie, enjeux de pouvoir et armement …

    Pour ma part, je n’ai pas d’opinion sur le sujet qui soit complètement arrêtée, si ce n’est que de tout ce que nous faisons il y en aura toujours un pour le transformer en arme – Ce qui est une opinion sur « l’intelligence humaine » – par contre j’ai en horreur les opinions et affirmations simplistes qui se cachent derrière de faux raisonnements (qui, je trouve, sont de plus en plus fréquent sur la frenchweb).

    Enfin n’oublions pas que stanford travaille activement sur ce sujet et ne va certainement pas dire que c’est dangereux … bah oui … (on a quand même trouvé aux US des médecins (faux) qui faisaient de la pub à la TV pour les Clopes … donc bon)

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