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PropTech : Sharies lève 15 millions d’euros pour miser sur l’essor du coliving

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Le coliving ne cesse de gagner du terrain, et ce n’est pas la pandémie de Covid-19 qui a enrayé le phénomène. Bien au contraire… Et pour cause, avec des confinements difficiles à vivre dans de petits logements, le souhait d’avoir davantage d’espace et de rompre la solitude incite une génération de jeunes actifs (Millennials, entrepreneurs, freelances…) à se tourner vers de nouvelles formes d’habitat pour améliorer leur bien-être. Et dans ce cadre, le coliving, qui se situe à mi-chemin entre l’hôtel et la colocation traditionnelle, peut apparaître comme une alternative séduisante. La start-up Sharies a identifié cette tendance dès 2017 et fait ainsi figure de pionnière en France dans ce secteur, aux côtés d’acteurs comme Colonies.

Fondée par Augustin Midon et Julien Morville, la société annonce aujourd’hui une levée de fonds de 15 millions d’euros. A cette occasion, Audacia, investisseur historique, se renforce au capital de Sharies. D’autres investisseurs ont également participé à l’opération, mais leur identité n’a pas été dévoilée. Avec des résidences à Paris, Nanterre, Marseille, Nancy et Bruxelles, l’entreprise propose aujourd’hui une centaine de chambres réparties sur 18 sites. Elle en vise près de 1 150 en 2023, en misant notamment sur des pôles urbaines régionaux comme Strasbourg, Reims et Bordeaux.

Écoutez notre échange avec Julien Morville, co-fondateur de Sharies, à l’occasion de ce tour de table :

Une levée pour «faire un premier pas dans la fonciérisation»

Reprenant les ingrédients qui font le succès du coliving, Sharies permet à ses locataires de disposer d’une chambre ou d’un studio privé avec des espaces communs (salon, cuisine…) et de bénéficier de services supplémentaires compris dans le loyer (ménage, conciergerie, connexion Internet, salle de sport, bibliothèque, laverie, jardin, rooftop…). Aux yeux de Julien Morville, le coliving constitue l’une des réponses pour vivre dans de grandes villes malgré des prix de l’immobilier qui ne cessent de flamber. «Les tensions sur l’immobilier en centre urbain entraînent un effet de report, couplé à un phénomène de décentralisation. Les gens veulent vivre en ville, mais il est compliqué d’habiter en ville. De plus, les pôles plus secondaires en région se développent énormément… La ville s’étend», résume-t-il.

Sur un marché où les marges sont difficiles à creuser, Sharies n’est pas le propriétaire des murs de ses résidences. Pour l’heure, la société signe des baux avec des promoteurs pour exploiter leurs espaces et les proposer à la location avec une flopée de services et d’espaces partagés au design léché. Mais les fondateurs envisagent de faire évoluer doucement son modèle. «J’ai toujours été convaincu par l’intérêt d’une fonciérisation à terme, pas forcément à 100% mais partielle. Cette levée de fonds nous permet de faire un premier pas dans la fonciérisation», indique Julien Morville. L’entrepreneur se montre confiant quant à la trajectoire de la start-up dans la mesure où «le contexte sanitaire a plutôt eu tendance à nous renforcer». De plus, «notre cible d’actifs fait plutôt la part belle à l’usage qu’à la propriété». Devenir propriétaire, un rêve des Français devenu obsolète ? Toujours est-il que le coliving profite largement des interrogations des Millennials sur le sujet pour envahir les grandes agglomérations mondiales.

Lire aussi : Coliving, syndics collaboratifs… : quand la PropTech repense notre façon de vivre

Sharies : les données clés

Fondateurs : Augustin Midon et Julien Morville
Création : 2017
Siège social : Paris
Secteur : PropTech
Activité : coliving


Financement : 15 millions d’euros en octobre 2021…

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