ActualitéBusinessIndustrieTech

Robots logistiques: pourquoi Scallog se lance aux Etats-Unis

Interview d'Olivier Rochet, PDG et fondateur de Scallog

Si une entreprise comme Amazon a popularisé dans l’esprit collectif l’image d’entrepôts fonctionnant avec des robots logistiques, dans la réalité, la technologie n’a pas encore envahi la plupart des sites, que ce soit sur le vieux continent ou outre-Atlantique. Ainsi, aux États-Unis, «le niveau d’automatisation se situe à peu près comme en Europe à 10%. C’est principalement lié aux contraintes qui existaient sur le marché. Mais il existe des solutions nouvelles, comme Scallog, qui viennent répondre à ces principales problématiques», développe Olivier Rochet, fondateur de Scallog.  

La faute notamment à des solutions trop rigides, peu évolutives et pas forcément adaptées à de plus petits entrepôts, explique ce dernier.  Or, « le contexte actuel montre à quel point on a besoin de solutions qui s’adaptent parce que l’on sait de moins en moins de quoi sera fait l’avenir », poursuit le chef d’entreprise. Elles doivent être agiles et pouvoir évoluer selon le contexte d’activité. Il y a donc aussi un marché à conquérir aux états-Unis.

 

Retrouvez l’interview complète d’Olivier Rochet, fondateur de Scallog

Listen to « Robots logistiques: pourquoi Scallog se lance aux Etats-Unis » on Spreaker.

Un lancement appuyé par une division de Toyota Advanced Logistic

A quoi peuvent ressembler ces solutions agiles? Dans le cas de Scallog, cela se situe « avant tout au niveau de l’équipement ». « Nous nous appuyons sur des robots mobiles, qui n’ont pas pas d’ancrage au sol. Puis, ils ont des étagères standards dans lesquelles on va pouvoir stocker un certain nombre de produits. Cela permet de la souplesse dans leur évolution et leur déménagement. Un grand nombres de nos clients agrandissent chaque année leur zone en ajoutant des étagères et des robots», décrit Olivier Rochet. Ces derniers sont accompagnés d’une suite logicielle qui peut traiter les commandes pour différents secteurs d’activité.

Scallog ne communique pas sur son chiffre d’affaires. Côté rentabilité, Olivier Rochet explique que «le modèle économique a été validé». «Nous avons été rentables plusieurs années mais étant donné que nous étions dans un marché en forte croissance, nous avions besoin d’accélérer notre activité. C’est la raison pour laquelle nous avons levé une dizaine de million d’euros il y a un an».

Et en effet, le marché est concurrentiel. Rien qu’aux Etats-Unis, on peut citer des entreprises comme Fetch Robotics, Soft Robotics ou encore le Français Exotec qui s’est également lancé dans le pays.

De son côté, pour son lancement américain, Scallog s’appuie sur Bastian Solution, fournisseur local de solutions d’automatisation logistique et division de Toyota Advanced Logistic. Il pourra donc proposer la solution de Scallog- seule ou en complément avec d’autres- à ses clients.

Fondé en 2013, Scallog est aujourd’hui implanté dans une quarantaine de sites avec des clients comme Airbus, Decathlon, Shop Hair ou encore Wesco. L’entreprise est déjà présente dans 5 pays en dehors de la France: à Singapour, au Portugal ou encore en Allemagne.

Innocentia Agbe

Journaliste chez FrenchWeb / Le Journal des RH - DECODE.MEDIAPour communiquer sur FrenchWeb ou le Journal des RH, devenez partenaire, cliquez ici.
Bouton retour en haut de la page
Robots logistiques: pourquoi Scallog se lance aux Etats-Unis
[Made in océan Indien] Covid-19: comment les marketplaces se sont multipliées sur l’île Maurice
FinTech: Klarna s’apprête à clôturer un tour de table à 1 milliard de dollars
Cédric O annonce un investissement de 2,3 millions d’euros pour soutenir les écosystèmes régionaux 
[DECODE Quantum] A la rencontre de Jacqueline Bloch, Directrice de Recherche au CNRS
Facebook vs. Apple: le réseau social joue la défense des pubs ciblées et des PME
Navettes autonomes: le groupe français Transdev s’allie à Mobileye (Intel) et Lohr