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Uber dévoile sa voiture sans chauffeur

Uber n’entend pas se limiter au transport de personnes et à la livraison de repas à domicile. La start-up californienne vient ainsi de présenter sa voiture autonome. Pour lancer sa phase de test à Pittsburgh, où est basé son Advanced Technologies Center, Uber a opté pour une Ford Fusion chargée de capteurs, de radars, de scanners laser ou encore de caméras haute résolution dans l’optique de cartographier l’environnement dans les moindres détails.

Le constructeur automobile se positionne depuis quelques mois dans ce secteur. En janvier, Ford a testé sa voiture autonome sur la neige dans le Michigan avant de récidiver en avril dernier dans l'Arizona, sans phares et en pleine nuit à l'aide d'un système laser. «Si vous conduisez autour de Pittsburgh dans les prochaines semaines, vous pourriez assister à un étrange spectacle : une voiture donnant l’impression d’être pilotée par un super-héros», s’est amusée la plateforme de VTC au sujet de son nouveau jouet sur son blog. Toutefois, pour des raisons évidentes de sécurité, un conducteur spécialement formé sera à bord pour surveiller les opérations de la voiture en mode de conduite autonome. 

Google, General Motors, Volvo et Baidu également en course 

En se lançant dans ce secteur, Uber pourrait à terme se passer d’un outil majeur qui contribue aussi bien à faire le succès de la plateforme qu’à alimenter la polémique : les conducteurs. En France, l’Urssaf a d’ailleurs attaqué l’entreprise de VTC pour travail dissimulé il y a une semaine. Cependant, Uber met en avant les bienfaits du système de pilotage autonome pour justifier sa stratégie. «1,3 million de personnes meurent chaque année dans des accidents de voiture, 94% de ces accidents impliquent une erreur humaine. A l’avenir, nous pensons que cette technologie se traduira par moins d’embouteillages, des transports plus abordables et accessibles, et également moins de vies perdues dans des accidents de la route», explique la start-up californienne.

Uber n’est pas la première entreprise de la Silicon Valley à se lancer sur le marché de la voiture intelligente. Google s’est notamment allié avec Fiat pour développer un projet commun dans ce secteur. Une flotte de 100 véhicules dotés de capteurs développés par la firme de Mountain View doit ainsi voir le jour. Dans le même registre, General Motors s’est positionné sur cette technologie en rachetant la start-up Cruise Automation en mars dernier et Volvo prévoit de mener des essais dès l’année prochaine. De son côté, Baidu, en partenariat avec BMW, affirme avoir testé avec succès des modèles sur plusieurs routes de Pékin. Le groupe chinois souhaite désormais mener des tests aux Etats-Unis.

Maxence Fabrion

Journaliste chez FrenchWeb - DECODE MEDIA
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