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Après le “j’aime”, Facebook lancera-t-il le “je veux” ?

Facebook s’apprêterait à lancer un bouton “Want” qui, comme le bouton “Like” pourrait envahir le web et en particulier les sites de e-commerce. Ça n’est pas moi qui le dit, et encore moins Marc Zuckerberg : c’est un petit bout de code malencontreusement laissé public (c’est corrigé depuis) sur lequel le blogueur Tom Wadington est tombé dessus par hasard.

Mais peut-être avez-vous déjà vu ce bouton “want” ? Plusieurs applications tiers proposent déjà d’installer un bouton Want, comme Addshoppers qui prétend que ce bouton générerait plus de revenus par clic que le bouton “like” pour les sites de e-commerce qui l’ont installé. Il faut dire qu’un like veut dire un peu tout et n’importe quoi aujourd’hui, et qu’un “want” a une plus grande valeur pour un commerçant.

L’arrivée d’un bouton Want “officiel” pourrait être une petite révolution pour les annonceurs sur Facebook mais pour les sites de e-commerce, ça risque autant d’être une opportunité qu’un gros danger. Explication.

Un “want” pour faire barrage à Pinterest ?

A la différence des “vus” et “lus” des sites de streaming ou du “lu” des journaux en ligne, un bouton “je veux” ne serait pas une simple action automatique mais indiquerait une action délibérée d’un internaute. Ce n’est pas tout à fait équivalent à une intention d’achat (nul doute qu’on verra plus de “je veux une Ferrari” que d’achats en concessions) mais ça indique quelque chose de plus fort qu’un simple “j’aime”, et c’est ce qui fera de cette information collectée par Facebook un paramètre précieux pour le ciblage des publicités.

Facebook a besoin d’augmenter sans cesse les performances de ses publicités, et il se peut qu’à Palo Alto on ait regardé de près la concurrence : Pinterest n’a pas encore cherché à se monétiser, mais les analystes savent que le site est assis sur une montagne d’or constituée des intentions d’achat de ses millions d’utilisateurs. Plutôt que de devoir à nouveau sortir le portefeuille comme pour Instagram, Facebook va plutôt essayer de faire pareil. Les “Want” de chacun pourraient être regroupés sur une page de leur profil, avec des liens directs vers les sites de e-commerce où ces produits sont disponibles, et les utilisateurs où leurs amis pourraient utiliser ces pages pour se faire de petits cadeaux… Mais surtout, les annonceurs pourraient cibler dans leurs campagnes Facebook les personnes qui ont déclaré vouloir leur produit, ou un produit similaire, et tenter de les faire passer à l’achat.

Une manne pour les sites de e-commerce ? Pas sûr, parce que le code de Facebook a aussi révélé des ambitions un peu plus grandes que ça…

Facebook, futur géant de l’e-commerce ?

En plus du bouton “want”, le code de Facebook a révélé différentes “actions “ sur les “produits” prochainement possibles : “purchased” (acheté), “donation”, et le mystérieux “message”. On a aussi trouvé un tag “socialcommerce”… On peut spéculer.

L’abandon récent des Facebook Credits n’était probablement pas le signe que Facebook renonçait à une source de revenus, mais au contraire une ambition accrue : plutôt que de se contenter d’une monnaie qui resterait probablement toujours marginale, Facebook souhaite laisser les gens payer avec leur propre devise, dans l’espoir qu’ils payent plus.

On l’a vu avec les “social media readers” ou l’obligation pour les utilisateurs de Spotify et Deezer d’avoir un compte Facebook, le réseau social peut s’imposer comme intermédiaire entre un service et ses utilisateurs. Facebook est en bonne position pour devenir incontournable pour le social shopping, et les sites qui voudraient bénéficier de la manne d’un bouton “je veux” pourraient voir très vite leurs clients acheter directement leurs produits depuis le réseau social, qui au passage prendrait bien sûr sa commission. De nombreuses boutiques en ligne pourraient vite devenir aussi dépendante de Palo Alto que Zynga l’est pour ses joueurs ou Spotify pour ses auditeurs.

On peut imaginer Etsy, par exemple, voir les bénéfices immédiats d’un partenariat avec Facebook, mais la question se pose : les géants comme Amazon ou Rakuten se laisseront-ils faire aussi facilement ?

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La rédaction

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