ActualitéBusinessTech

Avec Artesca, Scality se dote d’un outil supplémentaire pour entrer dans l’ère du multi-cloud

Interview de Jérôme Lecat, CEO de Scality

Scality en est convaincu, «la simplification du multi-cloud est essentielle à la réussite de l’informatique d’entreprise». C’était déjà ce que disait l’entreprise française il y a trois ans lors de son tour de table de 60 millions de dollars, alors qu’elle venait de lancer un outil de gestion multi-cloud, qui fonctionne aussi bien avec les serveurs internes des entreprises que les serveurs de prestataires comme Amazon (AWS), Microsoft (Azure) ou OVHcloud.

Depuis, cette approche a été validée par le marché avec des entreprises de plus en plus nombreuses à être conscientes de la nécessité de répartir le stockage de données entre plusieurs fournisseurs pour des questions de rapidité des déploiements, d’agilité et de coûts. Et la crise du coronavirus n’a fait qu’amplifier le phénomène, les entreprises n’ayant pas eu d’autre choix que d’accélérer leur transformation digitale.

Kubernetes au centre des nouveaux enjeux du cloud

Dans ce contexte, Scality, qui propose des solutions à destination des entreprises pour assurer la gestion de leurs bases de données dans le cloud, a traversé les derniers mois avec sérénité. La société annonce aujourd’hui le lancement d’Artesca, une solution de stockage objet qui s’intègre à l’écosystème Kubernetes. Pour rappel, Kubernetes est une plateforme d’orchestration de contenairs open source créée par Google en 2015 pour automatiser le déploiement et la gestion d’applications multi-container à l’échelle. Cela tombe bien, les applications cloud-native nécessitent une mise à l’échelle rapide. «Kubernetes est la nouvelle technologie qui va servir de sous-jacent à tous les cloud», estime Jérôme Lecat, CEO de Scality.

Écoutez notre échange avec Jérôme Lecat :

En s’appuyant sur cette technologie, Artesca, produit développé en trois ans, offrira notamment aux entreprises, principalement aux ETI, la possibilité de contrôler les données multi-cloud, la gestion des flux de données ou encore les API. Sans aucune compétence Linux, les professionnels pourront ainsi facilement gérer les données des infrastructures de stockage, peu importe où elles se trouvent.

20 millions de dollars levés en début d’année

Pour y parvenir, Artesca, qui sera exclusivement commercialisé par Hewlett Packard Enterprise (HPE) pendant six mois, inclut les technologies développées dans le cadre de Zenko, une solution dédiée à la gestion de données dans des environnements multi-cloud. C’est d’ailleurs Zenko, projet commando voulu par Jérôme Lecat pour reprendre une longueur d’avance sur la concurrence, représentée par des géants comme Dell et IBM, qui a fait entrer Scality dans l’ère du multi-cloud, perçu comme une étape intermédiaire pour sauter le pas vers le tout hybride.

Le lancement de cette nouvelle solution vise à aider Scality dans son expansion à l’international. Dans ce cadre, la société a d’ailleurs réalisé une série F de 20 millions de dollars en début d’année. Avec des clients dans 45 pays à travers le monde, elle cherche notamment à se renforcer en Australie, à Singapour, en Russie ou encore en Suède. Après avoir visé une IPO en 2017 et la rentabilité en 2020, Scality a reporté ces deux échéances, préférant poursuivre ses opérations pour «investir sur le futur». Pour maintenir son rythme de 30% de croissance annuelle et s’étendre un peu plus à l’international, l’entreprise pourrait-elle se tourner vers la croissance externe ? «C’est quelque chose de tout à fait envisageable», répond Jérôme Lecat.

Bouton retour en haut de la page
Avec Artesca, Scality se dote d’un outil supplémentaire pour entrer dans l’ère du multi-cloud
Retail : la startup française Alkemics rachetée par le groupe américain Salsify
De Volkswagen à Tesla, où en sont les camping-cars électriques?
Cookies et traceurs: les éditeurs respectent-ils les nouvelles règles de la Cnil?
Comment le boom de la livraison de repas a fait pousser les dark kitchens en banlieue
Back Market lève 276 millions d’euros auprès de Generation Investment Management, de General Atlantic et de ses fonds historiques
Payer son addition en moins de 10 secondes, c’est le pari des fondateurs de Big Mamma avec Sunday