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Comment GoodsID s’appuie sur la blockchain pour faire évoluer l’industrie du luxe

Interview de Loÿs de la Soudière, co-fondateur et président de GoodsID

Ce n’est pas une nouveauté, la contrefaçon demeure le principal fléau à contrer dans l’industrie du luxe. Et il y a encore peu de temps, il existait peu de leviers à actionner pour mettre en place des solutions de traçabilité efficaces concernant les biens de valeur. Mais depuis quelques années, la blockchain offre de nouvelles perspectives aux acteurs de l’industrie du luxe puisqu’elle permet d’émettre un certificat digital unique, infalsifiable, non-duplicable et ultra-sécurisé, de manière à protéger les produits de valeur et leurs clients.

Parmi les forces en présence qui se tournent vers cette technologie pour aider les maisons de luxe, la start-up GoodsID a vu le jour en 2017 sous l’impulsion de Loÿs de la Soudière et Ghislain de Vergnette. Plutôt que d’utiliser la blockchain comme un écosystème (tokens, cryptomonnaies…), la société a décidé de s’en servir en tant que technologie pour certifier et horodater les données. Concrètement, GoodsID s’appuie sur le protocole blockchain IOTA, très utilisé avec les objets connectés, pour émettre un certificat d’authentification digital pour chaque produit fabriqué, qui se transmet de propriétaire en propriétaire en même temps que le bien.

Regardez notre interview avec Loÿs de la Soudière, co-fondateur et président de GoodsID :

«Utiliser le produit comme un média»

Dans une industrie où les acheteurs ne sont pas toujours les possesseurs, surtout à l’heure de l’essor du marché de la seconde main, ce certificat digital élargit considérablement les possibilités des marques. En effet, cela leur permet d’entrer facilement en contact avec les différents propriétaires d’un produit, notamment pour lui proposer des conseils d’entretien ou l’avertir que la garantie arrive à échéance par exemple, ce qui contribue ainsi à décupler l’engagement client. «L’idée est d’utiliser le produit comme un média pour offrir des services, cela permet de rendre le certificat digital dynamique», explique Loÿs de la Soudière, co-fondateur et président de GoodsID. Dans ce sens, la société a même obtenu le statut de courtier en assurance l’an passé pour permettre d’assurer facilement tous les objets de valeur. «C’est peut-être la technologie qu’attendait l’industrie du luxe pour faire un pas en avant», estime le patron de GoodsID.

Dans l’industrie du luxe, de plus en plus d’acteurs misent sur la blockchain pour octroyer des certificats digitaux aux produits fabriqués par les grandes maisons du secteur. C’est le cas notamment d’Arianee, une association lancée par plusieurs figures de l’industrie du luxe et de la blockchain, à l’image d’Alexandre Cognard et Christian Jorge, fondateurs de Vestiaire Collective, et de Frédéric Montagnon, co-fondateur de LGO (ex-Legolas Exchange), pour convaincre les concurrents d’une même industrie à s’unir autour d’un même système d’information. Mais l’industrie du luxe n’est pas le seul secteur qui pourrait tirer profit de la blockchain. Loÿs de la Soudière indique d’ailleurs que sa solution éveille l’intérêt d’acteurs dans les domaines des vins et spiritueux (bouteilles de collection, séries limitées…) et de l’aéronautique (jets privés…).

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