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Deux ans après leur création, quel bilan pour les communautés et les capitales French Tech ?

Interview de Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques

En 2019, Cédric O présentait les premières communautés et capitales French Tech pour faire davantage rayonner la Tech française aux quatre coins du globe. Au-delà de développer la marque French Tech à l’international, celles-ci sont de véritables hubs regroupant entrepreneurs, investisseurs et autres parties prenantes du secteur pour créer une émulation dans les écosystèmes locaux.

Derrière ces communautés et capitales French Tech, l’idée est de miser sur le «réseau», mot sur lequel insiste fortement le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, non seulement pour assurer «une représentation de l’écosystème», mais aussi pour «structurer cette nouvelle économie».

Deux ans après leur création, il y a désormais 13 capitales et 108 communautés French Tech (45 en France, dont 7 en Outre-mer, et 63 à l’international). Ce mardi, Cédric O annonce d’ailleurs la labellisation de 9 nouvelles communautés French Tech (2 en France et 7 à l’international). Parmi ces dernières, il y a deux nouvelles communautés French Tech en Outre-mer, à savoir la Martinique et Mayotte. Elles rejoignent ainsi la Réunion, la Guadeloupe, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et la Guyane, les autres localités d’Outre-mer qui bénéficiaient déjà de ce statut.

Écoutez notre échange avec Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques :

Les régions ne veulent plus rester dans l’ombre de Paris

La présentation de ces nouvelles communautés French Tech intervient quelques semaines après l’annonce d’une enveloppe d’investissement de 2,3 millions d’euros pour soutenir les écosystèmes régionaux. Ces derniers bénéficient notamment du Community Fund, doté de 2 millions d’euros en 2019 et de 3 millions d’euros en 2020, pour financer des projets autour des notions d’impact, de diversité ou encore de création d’emplois. Pour Cédric O, il faut que les entrepreneurs puissent «chasser en meute» pour faire briller la French Tech dans le monde entier.

Si le centre de gravité de l’écosystème français reste Paris, avec Station F en guise de vitrine internationale, les écosystèmes régionaux gagnent du terrain sous l’impulsion de structures comme l’incubateur H7 à Lyon qui contribue au développement de l’écosystème en région Auvergne-Rhône-Alpes. Cela se voit notamment dans l’indice Next 40 où il ya désormais 7 régions représentées. Avec cette vitalité de la French Tech qui se déploie sur l’ensemble du territoire, Cédric O espère assister à la naissance de nouvelles licornes. Mais il estime surtout que la première entrée en Bourse d’une pépite française, à l’image de Believe qui prévoit une telle opération cette année ou de BlaBlaCar qui table sur fin 2022 pour faire le grand saut sur le marché boursier après son tour de table de 155 millions de dollars, sera un tournant pour l’écosystème. Au même titre qu’une start-up valorisée non pas 1, 2 ou 5 milliards d’euros, mais «20, 30 ou 40 milliards d’euros». Le message envoyé aux entrepreneurs français est clair !

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