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FinTech : Memo Bank à la conquête des PME face à Qonto

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Après la mobilité, c’est dans la sphère bancaire que Jean-Daniel Guyot évolue désormais. A l’origine de Captain Train, distributeur de billets de train en ligne, dont l’aventure s’est soldée par un rachat par le concurrent britannique Trainline pour près de 200 millions d’euros en 2016, l’entrepreneur français a initié dès l’année suivante un projet de banque visant les PME qui réalisent entre un et deux millions d’euros de chiffre d’affaires. «C’est la cible la moins bien servie. On a des entreprises qui ont toute la complexité des grandes, mais mécaniquement, elles rapportent moins que les grandes», résume Jean-Daniel Guyot, co-fondateur et président du directoire de Memo Bank.

Pour mieux adresser ces entreprises, la start-up s’est attelée à simplifier toutes les étapes bancaires qui ralentissent les PME au quotidien. «Les banques traditionnelles sont restées dans le temps postal, quand les PME sont maintenant sur du temps réel au niveau mondial», estime Jean-Daniel Guyot. Et d’ajouter : «Une banque traditionnelle va dépenser 85% de son budget IT sur la maintenance de systèmes qui ont potentiellement 40 ans. La seule solution, c’était de recréer de zéro, à la fois sur le plan réglementaire et au niveau technologique.»

Regardez notre interview avec Jean-Daniel Guyot, co-fondateur et président du directoire de Memo Bank :

De la technologie mais pas que…

Dans ce cadre, la société, qui ne se revendique pas comme une néobanque ou une FinTech, mais comme une véritable banque, a notamment développé en interne un Core Banking System. Ainsi, Memo Bank propose une flopée de services, comme un compte courant, des crédits, des moyens de paiement, des virements groupés, l’accès aux IBAN ou encore le suivi de mandats de prélèvement.

Rien de révolutionnaire donc, mais une approche visant à faire gagner un temps précieux aux PME alors que celles-ci ont été mises à l’épreuve par la crise du coronavirus. Et contrairement à d’autres néobanques qui misent sur le tout-digital, Memo Bank ne mise pas sur le 100% mobile ou l’intelligence artificielle pour remplacer les humains. L’établissement s’appuie en effet sur des chargés d’affaires qui vont sur le terrain à la rencontre des PME pour répondre à leurs besoins. «La banque, c’est avant tout de la relation humaine, une relation de confiance», rappelle Jean-Daniel Guyot.

Un lancement en pleine crise du coronavirus

Face à d’autres acteurs qui adressent les PME, à l’image de Qonto, qui a levé 104 millions d’euros en janvier 2020 avec l’appui du mastodonte chinois Tencent, Memo Bank a reçu à ses débuts le soutien de personnalités emblématiques de la French Tech, comme Xavier Niel (Iliad), Marc Simoncini (Meetic) ou encore Jacques-Antoine Granjon (Veepee). Mais c’est surtout en 2020 que la banque, née sous le nom de TrustBK avant de devenir Margo Bank puis Memo Bank, a pris son envol avec l’obtention d’un agrément d’établissement de crédit européen auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de la Banque centrale européenne (BCE), ainsi qu’un tour de table de 20 millions d’euros.

Cela a permis à la société de se lancer officiellement en septembre 2020, juste avant le deuxième confinement. Un contexte particulier qui a contraint Memo Bank à s’adapter rapidement selon Jean-Daniel Guyot : «Le postulat de départ, c’était d’être une banque secondaire pendant quelques années, entre trois et cinq ans. Finalement, il s’est passé seulement trois semaines. Ça a été la grande surprise ! On a dû chambouler la roadmap pour être une véritable banque principale.» En ordre de bataille, la société a levé 13 millions d’euros de plus auprès de Serena Capital en juin dernier. Objectif : conquérir 4 000 PME en quatre ans.

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