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[FW Radar] Smart city: Panga, la startup qui veut rendre les données de l’IoT facilement accessibles

[Contenu réalisé en partenariat avec Digital InPulse]

Après une forte expérience des réseaux IP et de la cybersécurité, Patrick Simon, serial entrepreneur, décida de fonder la startup Panga en septembre 2015.
Panga est l’un des deux lauréats bordelais pour le concours Digital InPulse, organisé par Huawei.

Plus de détails avec Cyril Banos, président et directeur commercial de Panga:

Pouvez-vous expliquer aux lecteurs de FrenchWeb, à quel besoin répond votre service?

Grâce à la solution développée par Panga, toutes les données de l’IoT sont accessibles immédiatement au sein des bâtiments et des villes connectés et communicants, de manière sécurisée et sans faire appel à un service distant ou un opérateur du Cloud. Elles sont prêtes à l’emploi, au sein d’une zone de confiance qui évolue avec les utilisateurs. Plus de problèmes de protocoles d’échange : Radio, Wifi, 3G, 4G, NB-IOT, données, vidéo, son, documents… le monde connecté devient interopérable. Plus de craintes pour nos données clefs, le réseau se charge de la surveillance et de la protection de celles-ci. Plus de questions sur la pérennité de nos infrastructures réseau, ceux-ci sont évolutifs.

Quelle est votre proposition de valeur?

Nous offrons aux utilisateurs connectés au sein des smart buildings et smart cities, quel qu’en soit l’usage (logements, bureaux, écoles, hôpitaux, lieux publics, intérieurs et extérieurs, entrepôts, sites logistiques…), l’accès aux services digitaux, fiables et sécurisés.
En effet, de même que les ordinateurs et les téléphones portables sont devenus « smart » grâce à leur système d’exploitation, Panga propose grâce au B-NOS, le Building Network Operating System de transformer les bâtiments en plates-formes de service.
Le B-NOS et les services qu’il embarque font du digital une partie intégrante de l’actif immobilier, contrairement aux solutions basées sur le Cloud

Qui sont les utilisateurs de vos solutions? Que recherchent-ils? Quels sont leurs usages?

Le B-NOS s’adresse à toute personne interagissant avec un bâtiment, y passant, y résidant, y travaillant, l’entretenant. Il s’adresse aux services publics et aux sociétés, ainsi qu’à tout un chacun. En effet, la mise à disposition de toutes les données via une infrastructure dédiée à la gestion du bâtiment permet de déployer d’ores et déjà des applications telles que guidage, partage d’espaces mutualisés, maintenance préventive, réseau social, économie collaborative. Mais surtout c’est un support pour faire émerger de nouvelles applications, créer un nouvel écosystème.
Par exemple, un exploitant de parc immobilier aujourd’hui fait face à des problématiques de coût de maintenance et de performance environnementale. Nous lui amenons une réponse à ces deux questions en une seule et même solution. Un des résidents de ce parc, lui, souhaite piloter son logement, sécuriser les documents de celui-ci, réduire sa facture d’électricité, et pouvoir réserver parfois un des salons mutualisés de la résidence. Enfin tous sont intéressés par les données fournies par la ville.
Toutes ces applications, et bien plus, grâce à une seule infrastructure de données.

Quel est votre plan de développement?

Sur le plan produit / service

Nous avons aujourd’hui deux axes principaux de développement :
D’une part, intégrer au B-NOS tous les nouveaux éléments du paysage smart cities pour accompagner nos clients, comme le carnet numérique du bâtiment au sein de la blockchain embarquée, ou les algorithmes d’apprentissage de l’IA afin d’augmenter l’impact positif pour l’environnement.
Et d’autre part, un élément qui nous tient particulièrement à cœur et pour lequel nous faisons partie du programme européen de recherche et d’innovation H2020 : sécuriser toujours plus avant les données des utilisateurs et leur permettre de reprendre le contrôle sur l’usage de leurs données personnelles.

Croissance de l’entreprise

Pour Panga, 2020 est l’année de l’accélération. Comme toutes les sociétés basées sur une technologie de rupture (celles que l’on appelle Deeptech), le temps de mise sur le marché suit un cycle différent de beaucoup de startups, ce qui ne nous a pas empêché de déployer une première opération en 2017 déjà. Et cette année verra la conversion de plusieurs grands projets clients sur lesquels nous travaillons depuis de nombreux mois, en France d’abord, mais aussi en Europe.
De plus, étant lauréats du programme Digital Impulse, nous profitons pleinement de la learning expedition à Hong Kong et en Chine, ainsi que des contacts avec Singapour,  pour nous ouvrir des perspectives vers l’Asie.

Quels sont vos enjeux?

2020 est une année charnière pour le marché. En France d’abord car la smart city est au coeur de nombreuses réflexions des candidats aux élections municipales. En Europe ensuite car la souveraineté des données passe par une infrastrucutre et un operating system qui ne soient ni GAFAM ni BATX.
Pour Panga  il s’agit de prendre place dans les grands projets qui s’initient et par là-même cette démarche d’infrastructure intelligente permettant le traitement local de la donnée, le Edge Computing.
Pour ce faire, nous recrutons massivement. Des profils technico-commerciaux tout d’abord pour accompagner prospects et clients. Et bien évidemment également pour renforcer les équipes qui développent notre B-NOS.

Qui sont vos concurrents? Qu’est-ce qui vous distingue d’eux ?

Les fournisseurs de solutions de réseau comme Cisco. Ils ont une approche similaire dans la collecte de la donnée. Nous apportons le système d’exploitation qui donne vie au bâtiment serviciel.
Les grands acteurs de l’équipement et la gestion du bâtiment, comme Schneider Electric. Mais leur approche présente aujourd’hui un vide entre les objets connectés et leurs services dans le cloud. Nous sommes le maillon manquant de la chaîne.
Google et son modèle de Smart city proche de Big Brother. Nous nous inscrivons à la fois techniquement et éthiquement comme une alternative au service de l’utilisateur.

Qui est l’entrepreneur qui vous inspire ? Pourquoi ?

Mon grand-père, qui m’a donné l’envie et me prodigue de précieux conseils.

Les applications qui vous sont indispensables et pourquoi?

  • Whatsapp pour échanger rapidement avec un maximum de personnes
  • La Météo (j’en ai plusieurs): Un sujet qui me passionne.
  • Trello, pour rester organisé et noter mes 12 idées par jour
  • Un VPN, toujours ! Mes données et leur sécurité me tiennent très à cœur

Les 5 événements tech auxquels il faut absolument participer et pourquoi:

VIVATECH, un excellent moyen d’être au contact de l’écosystème d’innovation Français et international. Pensez à faire tous les side events ! Autant d’évènements FRENCHTECH que possible !
Les Universités D’Été de la SmartBuildingAlliance, on ne fait pas mieux dans le monde pour ce secteur d’activité.
IoT World Congress à Barcelone, le plus gros salon IoT. Venez nous y rencontrer en 2020.
Le Summit Annuel d’OVH. Pour la personnalité et les trop rares interventions d’Octave Klaba.

Une start-up à nous faire découvrir?

Par où commencer? Toutes celles de Digital Impulse, dont nous sommes proches? HD Rain par exemple, lauréat à Paris et dont la solution de prévision de précipitation à très haute définition est splendide.
Ou bien Terradoxa, dont nous partageons les valeurs quant au respect de nos données personnelles.

Les données clés

  • Fondateurs: Patrick Simon
  • Date de création: septembre 2015
  • Siège: La Rochelle
À propos

Huawei organise depuis 2014 le programme Digital InPulse qui soutient l’excellence des start-ups françaises, en leur proposant un voyage d’affaires (Learning expedition) en Chine du Sud dans la « Bay Area », afin de leur présenter des opportunités de développement à l’international.

Digital InPulse rayonne d’ores et déjà dans 4 grandes métropoles françaises, et fédère un écosystème de partenaires en région. L’édition 2019 s’ouvre dorénavant aux start-ups d’Ile-de-France par le biais d’auditions à Paris dans le cadre de Viva Technology. Digital InPulse, c’est avant tout 50 start-ups accompagnées depuis 5 ans dans les grands domaines d’excellence comme l’Internet des objets, le Big Data ou encore le domaine des mobilités.

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