Le Royaume-Uni est le pays européen où sont basées le plus de start-up actives dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), devant la France et l’Allemagne, selon un baromètre France Digitale/Roland Berger publié mardi. Ce recensement a été divulgué à la veille de deux jours de réunion de spécialistes de l’IA à l’incubateur parisien Station F, à l’initiative de France Digitale, fédération d’entrepreneurs de la technologie.
Il dénombre outre-Manche 774 start-up actives dans l’apprentissage automatique, les réseaux neuronaux et les autres technologies de ce type, soit 34% des jeunes pousses européennes du genre. En France, au deuxième rang du classement, il recense 308 start-up, soit 14% du total européen, juste devant l’Allemagne avec 303 jeunes pousses identifiées (13%). La France est en revanche championne des laboratoires de recherche, avec 82 entités (21% du total européen), contre 43 pour l’Allemagne et 38 pour le Royaume-Uni.
Le baromètre «confirme que l’écosystème français de l’intelligence artificielle est le premier du continent», a déclaré à l’AFP Cédric Villani, le député mathématicien qui a inspiré au gouvernement la stratégie pour l’intelligence artificielle publiée en mars dernier. «La vitalité des start-up», la «qualité de la recherche» et l’existence d’énormes bases de données grâce à la tradition centralisatrice française sont «les trois forces sur lesquelles il faut s’appuyer» pour développer le secteur en France, a-t-il dit.
Un marché européen trop segmenté pour rivaliser avec les États-Unis et la Chine
Roland Berger, le cabinet auteur de l’étude, a de son côté souligné que le fractionnement du marché européen restait nuisible aux entreprises européennes de l’intelligence artificielle, qui ne peuvent compter sur de grands marchés intérieurs unifiés comme les deux champions mondiaux, les États-Unis et la Chine. Il faut «s’écarter» du modèle européen actuel où des écosystèmes nationaux vivent leur vie chacun de leur côté, estime le cabinet dans ses commentaires. Selon le rapport, les start-up européennes d’intelligence artificielle ont levé 774 millions de dollars de capital-risque en 2017, contre 4,5 milliards aux États-Unis, et le même montant en Chine.
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Cédric Villani estime qu’il est vital d’améliorer le statut des chercheurs du public, pour éviter la fuite de ces cerveaux vers les laboratoires privés comme ceux installés ou renforcés ces derniers mois en France par de grands noms comme Google, Samsung, IBM ou Fujitsu. Ces laboratoires privés «donnent des moyens importants aux chercheurs» et jouent un rôle positif dans ce sens là, a-t-il expliqué. Mais «il faut éviter qu’il y ait une disproportion trop importante» entre les moyens alloués aux chercheurs des laboratoires privés et ceux du public.
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