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Les voitures autonomes d’Uber prennent leurs premiers passagers

  • Uber a lancé quatre voitures autonomes à Pittsburgh
     
  • La société de VTC collabore avec Ford et Volvo
     
  • Les voitures autonomes devraient permettre à Uber d'être rentable

 

Uber met à la disposition du grand public ses premières voitures autonomes à Pittsburgh, où se trouve son Advanced Technologies Center. Au nombre de quatre, ces véhicules nouvelle génération, présentés en mai dernier à la presse, sont bardés de caméras, radars, scanners laser et autre capteurs pour cartographier l’environnement dans les moindres détails.

Dans un premier temps, deux techniciens Uber seront embarqués dans les voitures, aux côtés des passagers. Pour des raisons de sécurité, l’un sera assis à la place du conducteur, mais ne touchera pas le volant. Le second observera le comportement du véhicule. Dans un deuxième temps, Uber ne mettra qu’un technicien dans ses voitures. Et il n’y en aura plus aucun à terme.

Pour mener à bien ce projet de voitures autonomes, Uber s’est associé à Ford, mais l’entreprise de VTC travaille également avec Volvo.

Renouer avec la croissance

Uber assure que la mise sur le marché de voitures autonomes permettra de réduire les accidents de la route, mais aussi de libérer 20% de l’espace urbain occupé par les places de stationnement et de réduire les embouteillages.

Cette innovation pourrait également permettre à la compagnie fondée en 2008 de nouer avec la rentabilité. En effet, malgré une valorisation à 68 milliards de dollars et une présence dans 500 villes à travers le monde, la société aurait perdu 4 milliards de dollars depuis sa création, selon Bloomberg.

« Jusqu’à aujourd’hui, l’objectif d’Uber a été de gagner des parts de marché. Tous les investissements de cette société sont partis dans cette conquête des clients, qui a primé sur la recherche d'un business model rentable. Sans oublier que les coûts de fonctionnement d'Uber sont trop importants. Le business model d’Uber ne sera rentable qu'en réduisant ses coûts », assure Olivier Fernandes, président-fondateur du cabinet de conseil en réseau Colibee. Et, pour lui, réduire ces coûts peut consister «  à se passer de chauffeurs à terme ».

D'ailleurs, comme le disait Bertrand Duperrin, expert Frenchweb en octobre 2015, « la petite guéguerre entre Uber et les taxis n’est qu’une péripétie provisoire. Le vrai, gros, changement sera pour quand les voitures pourront se passer de chauffeur».

 Il semblerait que ce soit désormais  chose faite. 

Lire aussi : Le «virus» Uber passé au crible par Fabernovel

Uber doit-il acheter les voitures autonomes de Tesla?
 

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Microsoft Experiences les 3 et 4 octobre 2017

La rédaction

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