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Plus qu’une mode, les chatbots sont là pour durer

  • D'ici 5 ans, 80% des applications que nous utilisons aujourd'hui auront disparu.
  • Parmi les 5 applications les plus téléchargées, 4 sont des applications de messageries instantanées en 2016. 
  • Les 3 milliards d'utilisateurs de messagerie instantanée y passent en moyenne 50 minutes par jour. 
  • Les marques optent pour le développement d'invisible apps, qui permettent d'interagir avec leurs clients par le biais d'interfaces existantes, comme des messageries ou encore des SMS.

 

D'ici 5 ans, 80% des applications que nous utilisons n'existeront plus. De plus, parmi les 5 applications les plus téléchargées en 2016, 4 sont des applications de messagerie instantanée, selon Vanksen. Dans sa présentation «Les chatbots, vers une démocratisation du conversationnel automatisé», l'agence de publicité revient sur les origines de chatbots, et analyse leur potentiel de développement pour les marques.

A l'heure où les consommateurs peuvent télécharger un grand nombre d'applications supposées leur simplifier la vie, ces derniers se concentrent sur celles qu'ils pourront utiliser régulièrement. Partant de ce constat, les marques doivent trouver de nouvelles manières de dialoguer avec leurs clients. 

3 milliards d'utilisateurs actifs sur les messageries instantanées

Les applications de messagerie instantanée comptent près de 3 milliards d'utilisateurs actifs au quotidien, qui y passent en moyenne 50 minutes par jour.

Pour tirer profit du potentiel de ces applications, certaines marques, en recherche de nouveaux canaux de contact avec leurs clients, optent désormais pour le développement d'«invisible apps». Ces applications leur permettent d'interagir avec leurs clients en utilisant des interfaces qui existent déjà (applications de messagerie, mails, SMS). A la clé pour les marques qui parviennent à les mettre en place: la possibilité d'individualiser la relation client, tout en gagnant du temps et en collectant des données concernant leur communauté. 

Si les chatbots existent depuis plusieurs années (WeChat intègre notamment ce type de fonctionnalités depuis longtemps), depuis que Facebook a annoncé intégrer ces outils à sa messagerie, c'est un potentiel de 900 millions d'utilisateurs mensuels actifs qui s'ouvre pour les marques. De quoi donner un coup d'accélérateur aux chatbots, et les rendre incontournables. 

 

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«J’ai testé les Messenger bots, c’est pas encore ça mais… !»

Crédit photo: Fotolia, banque d'images, vecteurs et videos libres de droits
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Microsoft Experiences les 3 et 4 octobre 2017

Claire Spohr

Chargée d'études au sein de la rédaction.

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4 thoughts on “Plus qu’une mode, les chatbots sont là pour durer”

  1. J’ai vraiment du mal à comprendre cet article voir même à le croire. Déjà je ne comprend pas l’utilité d’un chatbot mais en plus de cela je ne vois pas en quoi un chatbot me permettra de parler avec mes contacts.
    80% des appli d’aujourd’hui auront disparu ? what ? Expliquez moi parce que je ne vois pas comment. Si ce chiffre est sortit parce que en effet les appli de messagerie changeront de fonctionnement et que sur le top 5 des appli 4 sont de la messagerie alors oui 4 ça fait bien 80% de 5. Mais soyez un poil réaliste !

    Il serait plus juste (AMHA) de dire que nous utiliserons 80% des applis (de messagerie?) différement d’ici 5 ans. Alors la je dis oui pourquoi pas. En effet les avances en termes d’IA pourrait permettre un bouleversement sur notre manière de les utiliser.

    Mais de la à dire que 80% des applis vont disparaitre est totalement illusoire et dénote une certaine incompréhension du marché de l’application et lesquelles sont utilisées, et pourquoi et comment elles sont utilisées. Surtout qu’une tel annonce à tendance à mettre tous les utilisateurs dans le même panier sauf qu’il existe mille et une façon d’utiliser Facebook (et bien d’autre) par exemple, pour des raisons et des besoins différents.

    Si 80% des applications n’existent plus ? Quid des jeux ? Qui des applis musique et vidéo ? Quid des utilitaires d’appli bancaire et de traitement de données (texte/tableur etc.) ?
    Enfin je sais pas si je suis débile pour ne rien comprendre à ce point mais quand je vois que au final j’utilise énormément mes applis et bien peu de messagerie je vois pas en quoi un chatbot va remplacer youtube ou spotify. Si on me file un robot pour parler a la place de spotify pour commander des pizzas je vais pas être un user très heureux.

    Bref c’est un peu n’importe quoi.

    1. Je crois que l’hypothèse soutenue, c’est que toutes les applications « des marques » (sic) qui ne font que pousser des données à leurs clients sont remplacées par un chabot dans Facebook messenger. Adieu, donc, l’appli de suivi de livraison de colis, l’appli de fidélité du magasin, l’appli pour commander des pizzas, l’appli pour avoir les dernières infos malbouffe d’un géant agro-alimentaire.

      Les applis majeures d’aujourd’hui ne vont pas disparaître. Ce sont surtout les applications que personne n’utilise qui ne survivront pas: ça coutera moins cher de faire un chatbot qui marche partout, que de faire des applis ratées pour iOS, Android et web.

      Les jeux vont rester aussi, et ils représentent une grosse partie de App Store ou du Play Store, mais un jeu n’est peut-être pas une « appli » pour les auteurs de cette prédiction.

  2. Il me semble que ce point de vue, en plus d’être éhontément racoleur (« 80% des apps », on ne saurait faire plus Cassandre) sous-estime grandement le risque de backlash de la part des users. Ceux-ci deviennent de moins en moins dupes, d’une part, se déplaçant année après année vers un profil « power user », et d’autre part sont de plus en plus sensibles au respect de leur vie privée.
    Associer, au sein d’une même app, les conversations privées et du push marketing (ce que les marques n’hésiteront pas à faire à terme) va susciter chez les users le besoin de blacklister certains bots. Et il est fort probable que les éditeurs d’apps de messagerie suivront leur base.
    Autre point négligé : le branding. J’ai beaucoup de mal à croire que des marques qui investissent des millions dans leur logo, leur charte graphique, et surtout leur visibilité, se contenteront soudain de messages non brandés, ou d’un logo de 16px sur 16px…

  3. Bonjour Clair et merci pour l’article,

    Effectivement lorsque l’on parle de remplacement des applications par les chatbots, on entend remplacement du canal entre les marques et leurs consommateurs, qui passeront peut être par des chatbots sur Facebook Messenger ou WhatsApp plutôt qu’une application propre à eux.

    Mais bien plus largement, nous pensons que les simples chatbots sont plutôt gadget. En réalité, la vrai révolution réside dans le fait de pouvoir échanger en langage naturel avec des bots capables de réaliser des tâches sans trop de valeur ajouté pour les gens. Un peu comme la nouvelle génération d’outils après PowerPoint ou Word/Excel.

    Nous traitons plus en détails de tous ces thèmes dans notre blog : http://blog.hubwa.re :)

    Camille

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