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Sarbacane : la croissance externe comme levier pour devenir un leader européen

Interview de Mathieu Tarnus, fondateur et PDG de Sarbacane

Quand il s’agit de se développer à l’international, deux options se présentent aux entreprises : la croissance organique avec l’ouverture de bureaux dans les marchés ciblés ou la croissance externe en procédant à des acquisitions. C’est cette deuxième option qui est privilégiée par Sarbacane pour gagner du terrain en Europe. Alors que l’entreprise nordiste, pionnière de l’emailing en France, souffle cette année sa vingtième bougie, elle entend bien passer la vitesse supérieure à l’échelle continentale avec une part du chiffre d’affaires réalisée à l’international de l’ordre de 30%, puis de 50% dans un avenir proche.

Dans ce sens, le groupe français vient de racheter son concurrent allemand Rapidmail. Les modalités financières de l’opération n’ont pas été dévoilées. Créée en 2008, l’entreprise d’outre-Rhin revendique 15 000 clients. Avec ce rachat, Sarbacane va ainsi passer de 10 000 à 25 000 clients dans 80 pays. Un changement d’échelle qui va permettre à la société française de réaliser un chiffre d’affaires de 20 à 25 millions d’euros cette année, contre 14 millions l’an passé.

Écoutez notre échange avec Mathieu Tarnus, fondateur et PDG de Sarbacane, pour découvrir l’histoire de son entreprise et comprendre sa stratégie de croissance externe :

100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025

Basée à Hem, dans la métropole lilloise, l’entreprise nordiste a décidé de mettre en place une stratégie de croissance externe à l’été 2017 quand Ardian a fait son entrée au capital de la société, quatre ans après la reprise de cette dernière par Mathieu Tarnus, fondateur et PDG de Sarbacane. Sur un marché de l’e-mail marketing très éclaté en Europe, en raison de la présence de nombreux acteurs de taille moyenne, très forts dans leur pays d’origine, et de la multiplicité des langues, le moment était venu pour se lancer à la conquête de l’Europe. Cette accélération a été amplifiée en septembre dernier avec une levée de 23 millions d’euros dans le cadre d’une OBO (Owner Buy Out). A cette occasion, Ardian a laissé sa place à l’IDI au capital de l’entreprise.

Il s’agit d’un véritablement tournant dans l’histoire de la société après une première décennie relativement tranquille. Il faut dire que Mathieu Tarnus était bien loin d’imaginer un marché aussi lucratif en 2001, lorsque Sarbacane a vu le jour. La société est d’ailleurs née dans le giron de l’entreprise Goto Software, créée par son père en 1982. A ses débuts, Sarbacane n’était ainsi qu’un logiciel parmi tant d’autres, avant que le marché de l’emailing ne prenne son envol de manière spectaculaire, poussant Mathieu Tarnus à faire fructifier ses activités dans le secteur.

Après 30% de croissance en 2020, Sarbacane veut porter celle-ci à 50% en 2021 en pleine crise du coronavirus. En multipliant les acquisitions en Europe, l’entreprise française se fixe pour objectif d’atteindre les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025. Pour soutenir cette croissance, la société, qui compte 150 employés dans ses bureaux de la métropole lilloise et de Barcelone, prévoit de quadrupler ses effectifs d’ici quatre ans. Actuellement, Sarbacane diffuse 10 milliards d’e-mails et 50 à 100 millions de SMS par an.

Maxence Fabrion

Journaliste chez FrenchWeb - DECODE MEDIA
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