ActualitéEn pratiqueStart Me Up

[Start Me Up] Incubateurs: 10 choses à savoir avant de dire oui

Les incubateurs se multiplient en France avec des offres plus ou moins différentes. Mais les jeunes entrepreneurs sont souvent confrontés à la même problématique: quels sont les points sur lesquels faut-il être particulièrement vigilants avant de signer avec une structure d’accompagnement ?

Pour répondre à cette question, Frenchweb a croisé deux visions, celle d’un entrepreneur et celle d’un expert. Charles Cantineau est le co-fondateur de TalentPlug, une start-up lilloise, incubée à Euratechnologies. Editant une solution de multi-diffusion d’offres d’emploi, elle a été rachetée par Figaro Classifieds et RegionsJob en septembre, quatre ans après sa création (pour en savoir plus sur la start-up, retrouvez notre interview vidéo: [FrenchWeb Tour Lille] Charles Cantineau, co-fondateur de TalentPlug, solution d’acquisition de talents).

Olivier Ezratty, consultant en nouvelles technologies, est l’auteur d’Opinions Libres, un blog sur les médias numériques et sur l’entrepreneuriat (innovation, marketing, politiques publiques…). Il rédige également depuis huit ans le Guide des start-ups. Consulté par 15 000 lecteurs par an, ce guide est dédié aux entrepreneurs français du numérique.

[tabs]

[tab title= »Charles Cantineau »]

charles-cantineau

  • 1- Le Track record de l’incubateur: le succès appelle le succès! Ou plutôt, de manière plus pragmatique, le fait que le track record de l’incubateur compte plusieurs start-ups « successful » est sûrement le gage d’un excellent accompagnement. Il n’y a pas de hasard ;
  • 2 – Les partenariats : quel que soit le stade de développement de l’entreprise, le recours à des compétences extérieures sera certainement nécessaire: juridique, concours bancaires, levée de fonds, développement de l’activité à l’international. Le fait d’intégrer un incubateur qui dispose de nombreux partenariats permet d’aller plus vite ;
  • 3 – L’écosystème : la force et la différence d’un pôle de compétitivité comme Euratechnologies c’est justement qu’il ne s’agit pas seulement d’un incubateur, c’est aussi un accélérateur et un « hôtel d’entreprises ». Cet écosystème encourage l’échange entre les entreprises quelle que soit leur taille, leur maturité ou leur activité. Ce sont ces échanges permanents qui permettent aux entreprises de challenger leurs compétences et leurs certitudes: c’est vital.

[/tab]

[/tabs]

[tabs]

[tab title= »Olivier Ezratty »]

Olivier-Ezratty
  • 1 – La part prise dans le capital : La start-up doit se renseigner sur l’accompagnement qu’apporte l’incubateur lors du développement de l’entreprise, car le niveau du suivi permet de comprendre la part que peut prendre l’accélérateur dans le capital de la start-up. La contribution peut aller de 1% à 3%. Certains montent même jusqu’à 5%. Ce taux doit être justifié par la qualité de l’assistance.
  • 2 – L’avis des précédentes start-ups : il faut savoir si les entrepreneurs passés par l’incubateur ont été bien aidés. L’important dans cette étape est de choisir la personne à contacter au hasard. Il ne faut pas forcément contacter les entreprises conseillées par les incubateurs, avec lesquels le partenariat a forcément été fructueux.
  • 3 – Les relations avec les investisseurs: l’incubateur doit avoir de bonnes relations avec les investisseurs qui comptent. Il doit apporter à la start-up une connaissance précise du mode de financement, pour éviter à la start-up une perte de temps.
  • 4 – Ne pas forcément choisir les incubateurs des grandes entreprises: dans les incubateurs de grandes entreprises, les start-ups se font souvent acquérir par la suite, ce qui ralentit leur développement. L’incubateur ne doit pas être castrateur mais engager une vraie stratégie de développement. On peut évidemment trouver des contre-exemples. Melty s’est développé dans l’incubateur de Bouygues Telecom, et est aujourd’hui complètement autonome. L’incubateur de Microsoft accompagne aussi très bien ses start-ups, et je ne dis pas ça parce que j’y ai travaillé.
  • 5 – L’international: la start-up doit pouvoir choisir un accélérateur qui met la priorité sur l’international. Il doit par exemple proposer des formations en anglais, pour apprendre aux jeunes entrepreneurs à faire des pitch en anglais entre autres… Le Camping offre par exemple la possibilité à ses start-ups de partir à l’étranger pendant leur développement.
  • 6 – L’environnement: la start-up doit savoir si le lieu regroupe beaucoup d’entreprises, afin d’envisager des synergies. L’équipement est également important, tout comme la ville dans laquelle l’incubateur est installé. Il doit être proche des grands évènements, des laboratoires de recherche… Les jeunes entrepreneurs doivent connaître la position de l’incubateur dans l’écosystème visé.
  • 7 – Un incubateur neutre : beaucoup de fondateurs de start-ups sortent des grandes écoles, qui ont leurs propres incubateurs. C’est le cas de Centrale par exemple. Ce n’est pas un chemin obligatoire, il en existe de plus neutres.

[/tab]

[/tabs]

Crédit photo: Fotolia, banque d’images, vecteurs et videos libres de droits

Tags
Microsoft Experiences les 3 et 4 octobre 2017

Camille Adaoust

Pour contacter la rédaction: cliquez ici Devenez "la start-up de la semaine" : faites-vous connaitre! Ajoutez un événement à notre agenda: cliquez ici

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This