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Voiture autonome : Waymo s’offre la startup britannique Latent Logic pour mettre les pieds en Europe

Waymo place ses pions sur le Vieux Continent. Considérée comme l’entreprise la plus avancée pour les voitures autonomes, la filiale d’Alphabet vient en effet de mettre la main sur la start-up britannique Latent Logic, spécialisée dans l’apprentissage par imitation pour améliorer la conduite autonome des voitures. Une acquisition qui permet à Waymo d’établir son premier centre d’ingénierie en Europe. Celui-ci sera situé à Oxford, où est basée la société anglaise. Les modalités financières de l’opération n’ont pas été dévoilées. 

Fondée en 2017 par João Messias et Shimon Whiteson, Latent Logic développe un système d’apprentissage par imitation pour entraîner l’intelligence artificielle des véhicules autonomes. Cette approche consiste à modéliser le comportement des automobilistes, des cyclises et des piétons grâce à des données collectées à partir de vidéos et de caméras le long des routes, de manière à prendre en compte les erreurs humaines (mauvaise conduite, piétons qui traversent au feu rouge…) pour rendre la simulation plus réaliste. Une aubaine pour faire progresser la technologie de Waymo qui pourra utiliser le système de Latent Logic pour l’appliquer aux données recueillies sur ses plus de 10 millions de kilomètres effectués dans le monde virtuel par sa flotte de véhicules autonomes.

Un service de robotaxis testé depuis un an dans l’Arizona 

Le rachat de la société anglaise, issue de l’université d’Oxford, doit permettre à Waymo d’entrer dans une nouvelle phase d’accélération après le lancement il y a un an de son service de robotaxis dans l’Arizona. Ce dernier implique la présence d’un humain sur le siège conducteur pour prendre le contrôle de la voiture en cas d’urgence. Déterminée à avancer rapidement, la filiale d’Alphabet propose toutefois depuis cet été à des abonnés de ce service des trajets sans humain derrière le volant, dans l’après-midi et parfois en soirée, à Phoenix et sa banlieue. 

Bien que la concurrence fasse rage sur le marché, avec des acteurs comme Uber, Tesla et Cruise (General Motors), la voiture autonome est encore très loin d’être une réalité commerciale. En raison des accidents, parfois mortels, provoqués par les véhicules testés et d’une réglementation très stricte, voir des véhicules sans chauffeur circuler sur les routes n’est pas pour tout de suite. Enrik Fisker, le patron du constructeur Fisker, estime qu’il «faut encore attendre au moins sept ans si l’on veut être réaliste», tandis qu’Elon Musk se disait confiant en début d’année pour proposer un réseau d’un million de taxis autonomes dès 2020 aux États-Unis grâce à une application mobile. Qui aura raison ? Les paris sont ouverts.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIAPour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media
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