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Après l’échec de Deliveroo, Darktrace s’envole lors de son entrée en Bourse à Londres

AFP

La société britannique de cybersécurité Darktrace s’envolait vendredi pour son premier jour de cotation, effaçant ainsi un peu pour la place londonienne le fiasco de l’entrée en Bourse de Deliveroo. Le titre bondissait de 36% à 3,40 livres vers 08H50 GMT. Dans un communiqué à la Bourse de Londres, l’entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle se félicite d’une opération « réussie » avec le prix de son entrée en Bourse fixé à 2,5 livres par titre et une capitalisation boursière initiale à 1,7 milliard de livres.

« Cette étape est un jour enthousiasmant pour Darktrace », commente la directrice générale Poppy Gustafsson, citée dans le communiqué, remerciant les 1 500 employés et les investisseurs, dont le fonds de capital risque KKR. Elle a également salué l’équipe de recherche et développement du groupe, fondé à Cambridge en 2013, qui a « créé une technologie sur laquelle s’appuient à présent 4 700 organisations pour les aider à faire face aux menaces informatiques avancées». Le motoriste britannique Rolls-Royce, le groupe information américain Micron ou encore le système de santé NHS au Royaume-Uni font partie des clients de Darktrace. Son chiffre d’affaires annuel atteint désormais 200 millions de dollars mais la société ne dégage pas encore de bénéfice net.

Un «coup de pouce bienvenu sur le marché londonien des IPO»

La bonne réception de l’opération « est un coup de pouce bienvenu sur le marché londonien des introductions boursières après le flop de Deliveroo », le groupe de livraison d’alimentation, qui avait perdu environ un quart de sa valeur lors de la première séance, remarque Michael Hewson, de CMC Markets. Il note que le prix de lancement pourrait être critiqué comme trop bas et ayant fait l’objet de trop de prudence pour éviter une redite de Deliveroo il y a quelques semaines.

Mais « il y a toujours des risques en fixant le prix d’une introduction boursière et Darktrace a son propre lot de problèmes en raison de ses liens avec l’ancien directeur général d’Autonomy Mike Lynch », élabore M. Hewson. M. Lynch fait actuellement l’objet d’un procès pour fraude en raison de son implication dans un accord de rachat d’Autonomy par Hewlett-Packard. HP avait racheté cette société de traitement des données informatiques basée à Cambridge (est de l’Angleterre) en 2011 pour 11,1 milliards de dollars avant, moins d’un an plus tard, d’accuser sa nouvelle filiale d’avoir gonflé sciemment ses comptes avant l’opération.

La rédaction

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