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E-santé: les services connectés qui ont la cote, ceux qui l’ont moins…

Il existe aujourd’hui près de 165 000 applications en lien avec la santé, que ce soit sur iOS ou bien sur Android, selon les auteurs de l’étude The 2016 HealthMine Digital Health Report publiée fin avril. Cette société privée a interrogé 500 patients utilisant une application de santé, ou un objet connecté de santé. La zone géographique de l'étude n'est pas précisée, on suppose néanmoins qu'elle a été réalisée aux Etats-Unis. 

Reprenant des données PwC, l'étude nous rappelle qu’on estime à 1,7 milliard le nombre de téléchargements de ce type d’applications d’ici fin 2017.

Les dispositifs de e-santé n’en sont qu’à leurs débuts. Avec à peine 7% des patients atteint d'une maladie chronique qui déclarent en utiliser un, qu’en est-il vraiment de l'utilisation de ces services connectés? 

Les applications de suivi médical, parmi les moins utilisées

Sans surprise, ce sont les applications de fitness qui sont les plus populaires, la moitié des répondants en utilisant une. A l’inverse, on apprend dans l’étude que les applications les moins utilisées sont les applications de suivi médical (7%), celles pour arrêter de fumer (6%), et celles de télé-médecine (5%).

Les patients équipés sont des utilisateurs plutôt actifs de ces solutions: 59% des répondants déclarent en effet utiliser leur application ou leur objet connecté au moins une fois par jour. 

Si les trois quart des patients équipés sont prêts à partager leurs datas avec leur médecin, ils sont encore 42% à déclarer que les données de santé qu’ils collectent au quotidien «ne vont nulle part».

La télé-médecine, encore trop peu connue

Autre résultat surprenant, si 60% des répondants déclarent avoir un dossier médical partagé (DMP), ils sont 39% à ne pas avoir entendu parler de télé-médecine du tout. Pourtant, ils utilisent au quotidien ces types de services.

Au-delà de la santé, ils sont aussi intéressés par l'aspect pécunier. 93% des patients ayant eu recours à la télé-médecine y voient un moyen de diminuer leurs frais de santé.

On notera qu'un quart des répondants déclare ne pas savoir à quel moment il est préférable de prendre un rendez-vous à distance, et à quel moment privilégier les rendez-vous en face à face.

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S'appuyer sur les bons prescripteurs pour sensibiliser les patients

52% des répondants à l'enquête sont inscrits dans un programme de bien-être. Pour le tiers d’entre eux, c’est par le biais de ce programme qu’ils ont commencé à utiliser une application ou un objet connecté de santé.

Cette donnée confirme le rôle qu'ont à jouer les prescripteurs pour convaincre les patients de s’équiper, ainsi que pour les sensibiliser aux enjeux de la e-santé. Interrogés sur leur principale motivation pour utiliser un dispositif de e-santé, 42% des répondants citent en effet le fait de «connaître ses propres données».

** Méthodologie: pour réaliser son étude, le HealthMine Digital Health Survey a interrogé 500 adultes ayant entre 26 et 64 ans, engagés dans un plan de santé, et qui utilisent des applications de santé ou bien des objets connectés de santé. 46% des répondants sont des milenials, 58% des femmes. L’enquête a été réalisée entre le mois de mars et le mois d’avril 2016. La zone géographique de l'étude n'est pas précisée, on suppose cependant que l'enquête a été menée aux Etats-Unis, sur la base de la terminologie utilisée. 

VOIR l'étude complète: 

Crédit photo: Fotolia, banque d'images, vecteurs et videos libres de droits
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Claire Spohr

Chargée d'études au sein de la rédaction.

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