A la uneActualitéEuropeLes levées de fondsObjets connectésStartup

Paris est la 6ème ville la plus attirante pour les objets connectés, la France est-elle prête?

Paris est la sixième ville du monde en matière de concentration d’entreprises spécialisées dans les objets connectés, selon une étude publiée début avril par le cabinet IoT Analytics. La capitale française accueille une quarantaine de sièges sociaux. Elle est devant Berlin (22), mais loin derrière Londres (96), Boston (76) ou encore Los Angeles (57). La voisine britannique est même désignée capitale européenne des objets connectés. En pole position, on trouve San Francisco avec 325 entreprises.

Comment interpréter le résultat donné par l’étude? Si la place de San Francisco, – berceau des entreprises de hautes technologies de la Silicon Valley, est moins surprenante, on peut en effet se demander si Paris, et la France, sont en bonne posture pour attaquer un marché qui s’annonce plus que juteux. Entre 2015 et 2020, il devrait en effet se vendre 2 milliards d’objets connectés dans l’Hexagone si l’on en croît une étude de GfK. Une croissance qui se verra dans le quotidien : chaque foyer français disposera en moyenne de 30 objets connectés.

5 succès qui font espérer dans l’IoT en France

Selon l’étude, Paris dispose de deux avantages. Le premier est dans sa capacité à attirer les sièges sociaux de fabricants d’objects connectés, qui représentent plus de 50% des implantations de sièges. Ensuite, IoT Analytics met en avant les plateformes françaises capables d’assurer la connexion des objets tels Beebotte, Sen.se, WeiO.

Capture d’écran 2015-04-22 à 13.12.11

Certes, Paris n’est pas dans le Top 5 du classement, mais il suffit de regarder à l’échelle de la France pour pointer le potentiel de l’Hexagone sur cette filière. De nombreuses entreprises de IoT ont, de fait, déjà marqué des points à l’international. Basé à Issy-les-Moulineaux, la société Withings, spécialisée dans les objets connectés dédiés à la santé (balance pour mesurer l’évolution du poids, montre connectée…), est connue jusqu’au États-Unis. Du côté des levées de fonds significatives, la France n’est pas non plus en reste. Withings toujours, fondée par Eric Carreel, Frédéric Potter et Cédric Hutchings avait levé 23,5 millions d’euros en juillet 2013 afin de soutenir son développement à l’international.

Côté maison, il y aussi Netatmo qui développe des thermostats connectés ou encore des stations météo. En septembre dernier, l’entreprise basée à Boulogne-Billancourt annonçait son lancement dans cinq nouveaux européens (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Espagne). Elle avait levé 4,5 millions d’euros en juin 2013.

Plus au sud, la start-up montpelliéraine Awox conçoit des objets connectés pour la maison. Elle s’est introduite en Bourse en avril 2014 et a levé 25 millions d’euros.

Et si l’on veut vraiment garder l’optimisme en France en matière d’objets connectés, on peut aller regarder du côté des réseaux adaptés pour la transmission des données. C’est sur ce terrain que joue SigFox. Basée à Toulouse, la société a levé 100 millions d’euros en février dernier – GDF SUEZ, Air Liquide et Eutelsat ont notamment participé à ce tour de table.

L’enjeu est aussi de savoir si, dans les années à venir, ces sièges sociaux resteront sur le sol français.

A lire également : Objets connectés: ces start-ups qui se rêvent en futurs grands industriels

Crédit photo: Withings.
Tags

La rédaction

Pour communiquer sur FrenchWeb ou le Journal des RH, devenez partenaire, cliquez ici.
Paris est la 6ème ville la plus attirante pour les objets connectés, la France est-elle prête?
Silicon Valley : un exode de San Francisco vers des villes moyennes américaines se prépare
Les Déterminés, une transformation digitale pour soutenir les entrepreneurs des quartiers populaires et ruraux
Élections américaines: Facebook va bloquer les publicités des médias contrôlés par un État
Coronavirus: l’État débloque un fonds au secours des startups françaises convoitées à l’étranger
Confinement: comment les géants américains ont profité de l’explosion du temps passé sur Internet
Hyperconnexion : « se connecter aux autres pour éviter de se connecter à soi-même »
Copy link