ActualitéBusinessTech

Coronavirus et données personnelles: la France étudie les projets d’appli de « nombreux pays »

AFP

Le gouvernement n’a pour l’instant aucun projet d’applications à base de données personnelles pour lutter contre la pandémie du coronavirus, a indiqué mardi Cédric O à l’AFP. « Des contacts sont en cours » avec les « nombreux pays » comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou Singapour qui « ont entrepris de développer des applications numériques destinées à combattre la propagation de l’épidémie », a déclaré le secrétaire d’Etat à l’AFP.

Il s’agit de « mieux comprendre les solutions technologiques retenues par nos partenaires et évaluer leur intérêt sanitaire », ajouté le ministre. Mais « aucune initiative plus avancée n’a à ce stade été prise par le gouvernement », a-t-il ajouté.

Dans plusieurs pays, des applications numériques reposant sur les données des smartphones ont été utilisées dans la lutte contre la pandémie, au risque parfois d’être particulièrement intrusives. En Chine, des applications utilisant notamment les données de géolocalisation permettent ainsi aux Chinois d’attester du niveau de leur risque supposé auprès des autorités.

« On n’en est pas à ce stade-là »

En France, l’Elysée a mis en place mardi Care, un nouveau comité de chercheurs et médecins, pour conseiller le gouvernement dans la lutte contre le virus. La présidence a indiqué que parmi ses axes de réflexion, le comité devrait se pencher sur « l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées », en utilisant les technologies numériques.

Mais Frédérique Vidal, la ministre de la Recherche a réfuté en fin d’après-midi tout projet d’utilisation du numérique pour vérifier par exemple le respect des obligations de confinement. « On n’en est pas à ce stade-là », a déclaré Mme Vidal à la presse à l’occasion de l’installation du comité Care. La ministre a évoqué notamment la possibilité d’utiliser le numérique pour « aider en terme de logistique » et pour « être capable de prévoir » le nombre de patients guéris quittant les hôpitaux et les places de réanimation qui vont se libérer. 

Tags

La rédaction

Pour contacter la rédaction, cliquez ici / Devenez "la start-up de la semaine" : faites vous connaitre! / Ajoutez un événement à notre agenda: cliquez ici

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Coronavirus et données personnelles: la France étudie les projets d’appli de « nombreux pays »
Utilisation des données de santé : la sécurisation comme pré-requis
Coronavirus: la téléconsultation médicale en plein boom depuis le confinement
L’addiction aux jeux vidéo est-elle vraiment une maladie mentale?
Télécoms: les opérateurs américains T-Mobile et Sprint ont enfin fusionné pour rivaliser avec Verizon et AT&T
WeWork: SoftBank renonce à son OPA de 3 milliards de dollars
Coronavirus: les hôpitaux de Paris produisent en 3D les équipements qui leur manquent
Copy link