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FinTech : Alma lève 49 millions d’euros auprès de Cathay Innovation, Idinvest et Bpifrance

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La crise du coronavirus ayant favorisé l’essor de nouveaux services financiers numériques, les acteurs de la FinTech entendent bien en profiter pour accélérer leur développement. Parmi eux, il y a notamment Lydia, qui a levé 112 millions d’euros l’an passé (40 millions en janvier et 72 millions en décembre), Qonto, auteur d’un tour de table de 104 millions d’euros il y a un an, mais aussi Alma.

Après une série A de 12,5 millions d’euros en 2020, la FinTech française vient de boucler un nouveau tour de table en série B de 49 millions d’euros auprès de Cathay Innovation, Idinvest et Bpifrance via son fonds Large Venture. Seaya Ventures et Picus Capital ont également participé à l’opération. En complément de celle-ci, s’ajoute un encours de dette de 21 millions d’euros, contracté auprès d’un mix d’investisseurs institutionnels (à hauteur de 70%) et de HNWI, personnes à valeur nette élevée possédant au moins un million de dollars, hors résidence principale (à hauteur de 30%).

«La croissance du marché du paiement fractionné et différé s’accélère»

L’histoire de la start-up française a débuté en 2018 quand Louis Chatriot, ancien cadre chez Stripe, a quitté l’entreprise des frères Collison pour créer avec Guillaume Desloges une plateforme permettant aux consommateurs d’acheter des produits sans avoir à payer directement. Concrètement, la société propose une solution de paiement en trois fois pour les marchands générant moins de 150 millions d’euros de chiffre d’affaires, et jusqu’à quatre fois au-delà, de manière à rendre l’acte d’achat plus flexible. Pour se rémunérer, elle prélève une commission de 3,8% pour les paiements en trois fois et 4,2% pour les paiements en quatre fois.

Bénéficiant de l’explosion du commerce en ligne l’an passé, en raison du Covid-19 qui a poussé des millions de personnes à se tourner vers les plateformes comme Amazon pour ne plus faire les courses dans les magasins, Alma a développé de nouvelles fonctionnalités pour accompagner les nouveaux usages de paiement. «La croissance du marché du paiement fractionné et différé s’accélère avec une nécessité des commerçants de s’adapter aux nouveaux usages et leur permettre d’améliorer leur taux de conversion», note Olivia de La Rivière, Growth Equity Investor au sein du fonds Large Venture de Bpifrance.

Dans ce contexte, la start-up française a notamment créé Pay Later, une solution de paiement différé pour permettre aux consommateurs d’acheter des biens immédiatement et de les payer ultérieurement (2 semaines à 1 mois après l’acte d’achat). Une option qui permet notamment d’essayer des produits avant de les acheter, pour éviter des magasins trop bondés susceptibles d’engendrer des craintes chez les consommateurs en pleine pandémie mondiale.

Klarna, un concurrent à 10 milliards de dollars

Avec 49 millions d’euros supplémentaires dans sa besace, Alma prévoit de développer de nouvelles fonctionnalités comme le paiement fractionné jusqu’à 12 fois et de tripler ses effectifs pour toucher davantage de marchands en France et en Europe. Objectif affiché : traiter un volume annuel de paiements dépassant le milliard d’euros au cours des deux prochaines années.

Sur le marché des solutions de paiement alternatives (paiement fractionné, paiement différé…), l’un des concurrents les plus sérieux d’Alma n’est autre que Klarna, FinTech suédoise qui revendique 200 000 clients touchant 90 millions d’acheteurs. La société, qui compte le rappeur Snoop Dogg parmi ses investisseurs, a vu sa valorisation s’envoler au-delà des dix milliards de dollars après avoir levé 650 millions de dollars en septembre 2020.

Klarna et Alma, ainsi que d’autres acteurs du paiement en ligne comme PayPal, Stripe ou Checkout.com, devraient continuer à avoir le vent en poupe en 2021. En effet, la pandémie de Covid-19 est encore loin d’être déterminée, ce qui devrait accélérer encore davantage l’usage des nouvelles solutions de paiement lors des prochains mois.

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Alma : les données clés

Fondateurs : Louis Chatriot et Guillaume Desloges
Création : 2018
Siège social : Paris
Secteur : FinTech
Activité : paiement fractionné et différé


Financement : 49 millions d’euros en janvier 2020, 12,5 millions d’euros en mars 2020, 3,3 millions d’euros en juillet 2019…

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