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[Made In Afrique] Les talents d’Afrique: une opportunité pour les entreprises européennes

Par Nicolas Goldstein, correspondant FrenchWeb

L’Afrique est le continent le plus riche en termes de ressources à la fois naturelles mais aussi en termes de ressources humaines. En effet, la population Africaine va doubler d’ici à 2050. En ce qui concerne la jeunesse Africaine, celle-ci représente aujourd’hui le quart de la jeunesse mondiale et d’ici 2050, 4 jeunes sur 10 seront Africains. L’Afrique construit son avenir et connait depuis plus d’une décennie une croissance supérieure à 5 %, juste derrière la Chine et devant nombre d’économies mondiales.

Selon un article de Mark Espito et Terence Tse, intitulé «L’Afrique, un continent d’opportunités» qui a été publié sur la plateforme de Harvard Business Review France, l’Afrique «abrite un milliard d’habitants avec un pouvoir d’achat en hausse constante, une population jeune et des actifs de plus en plus nombreux, ainsi qu’une classe moyenne plus importante qu’en Inde à l’échelle du continent. Certains États africains comptent parmi les pays qui connaissent les plus fortes croissances du monde, comme le Gabon, le Botswana et l’Angola. La plupart de ces pays ne dépendent d’ailleurs pas ressources naturelles: l’année dernière, les deux tiers de la croissance de l’Afrique tenaient à l’augmentation des dépenses de consommation. Et presque la moitié des citoyens y vivent en ville. Au-delà des ressources naturelles, de la terre et de la force de travail, l’Afrique offre de multiples opportunités.»

L’Afrique, le plus grand bassin de cerveaux et de talents inexploités au monde

Les talents Africains notamment les Millennials sont à disposition des entreprises qui veulent scaler leurs opérations tout en faisant de l’empowerment. A savoir qu’une étude réalisée par Deloitte South Africa révèle que 43% des sud-africains Millennials versus 31% au niveau mondial, préfèrent le freelancing/consulting a un emploi permanent.

Dans les 25 prochaines années, faire appel à un travailleur indépendant plutôt qu’à un salarié sera, pour les entreprises, une pratique tout à fait normale.

La part belle sera donc faite aux entrepreneurs, aux contractuels, aux travailleurs indépendants, au portage salarial, voire au travail entre particuliers.

D’ici à 2040, «la carrière consistera en une multitude de missions de différentes durée étalées sur toute une vie».

D’ici 2050, l’Afrique devrait abriter la plus grande population en âge de travailler au monde.

Avec plus d’un milliard de personnes, dont environ 60% de moins de 25 ans et plus de 25% de jeunes sans travail dans de nombreux endroits, l’Afrique abrite le plus grand bassin de cerveaux et de talents inexploités au monde.

Utiliser les plateformes e-learning et les MOOCs pour faire émerger les talents Africains

Le marché de la formation à distance connaît depuis quelques années une forte expansion. La preuve? L’e-learning gagne de plus en plus d’adeptes. Cette technique d’apprentissage intéresse principalement les particuliers, mais s’intègre aussi dans le processus de formation des entreprises.

Il faut aussi considérer le phénomène des MOOCs. Plus qu’une simple révolution numérique, les MOOCs représentent un mouvement qui démocratise l’accès aux meilleures formations mondiales bien souvent gratuitement.

«Présents depuis le début des années 2000 mais réellement populaires à partir de 2012, les MOOCs n’ont cessé de monter en force au fil de ces dernières années, surfant sur le développement du numérique et du haut débit. Selon le rapport Massive Open Online Course Market, en 2015 le marché mondial des MOOCs était estimé à 1,83 milliards de dollars; pour 2020, il est attendu à pas moins de 8,5 milliards, soit une énorme progressions moyenne annuelle de 36%» (Source: Educadis.fr).

Les meilleures universités à travers le monde (cette tendance a commencé avec les universités américaines) ont vite compris l’intérêt des MOOCs. Les MOOCs représentent une formidable vitrine virtuelle pour attirer les étudiants du monde entier. Par ailleurs, certains cursus proposent même des formations diplômantes entièrement à distance. En effet, ces universités ont développé une nouvelle source de revenus sachant que les plateformes MOOCs prennent majoritairement en charge les couts liés au développement et à la maintenance des sites Web.

Les MOOCs facilitent la montée en compétences des talents Africains qui ne sont plus pénalisés par la distance entre eux et les meilleures universités du monde. Il est aujourd’hui possible pour un jeune Africain qui veut travailler pour les plus grandes sociétés européennes voire américaines de se former sur l’intelligence artificielle, la «data science» ou d’apprendre le coding avec les plus grandes universités mondiales de chez lui. Par ailleurs, les plateformes telles que Coursera, Edx et Udemy ont travaillé sur plusieurs partenariats stratégiques notamment avec LinkedIn pour que les étudiants qui valident leurs certifications puissent fièrement exhiber leurs badges/certificats sur leur profil professionnel.

Quelques exemples d’entreprises qui utilisent les plateformes e-learning pour former leurs employés:

  • Yahoo rembourse les employés qui valident leurs cours sur Coursera.
  • Le détaillant en ligne 1-800-fleurs a annoncé qu’il va créer un portail de formation en ligne sur la plateforme Udemy pour son réseau de fleuristes. Le portail offrira un mélange de cours généraux en gestion et des cours personnalisés sur des sujets spécifiques à l’industrie florale.
  • Talenteum, société basée à l’Ile Maurice propose des formations métiers sur mesure et promet une embauche au candidat sous 3 mois par une entreprise en Europe. La société contractualise en amont avec la société en Europe et lui propose de dispenser une formation sur son activité, ce qui permet de former du personnel au métier de demain.
  • Tenaris, un fabricant mondial d’acier, a autorisé la plate-forme logicielle d’Edx à préparer le contenu de cours pour son programme de formation des employés.

Source – Deloitte University Press

Le correspondant :

Nicolas Goldstein est le fondateur du Mauritius Startup Incubator Chapter et le Directeur de Startup Grind Mauritius.

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