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Sunday, spin-off de Big Mamma, lève 100 millions de dollars pour sa solution de paiement au restaurant

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C’est décidément une semaine à part dans l’histoire de la French Tech. Après Sorare, champion français du «fantasy football» et des NFT, qui a signé un tour de table de 680 millions de dollars, un record pour une série B en Europe, Mirakl, spécialiste de la conception de marketplaces qui a levé 555 millions de dollars, et Vestiaire Collective, pépite de la mode de seconde main qui a levé 178 millions d’euros, c’est au tour de Sunday, qui développe une solution pour payer son addition en quelques secondes au restaurant, de marquer les esprits. La start-up, née sous l’impulsion de Tigrane Seydoux et Victor Lugger, les fondateurs de la chaîne de restaurants italiens Big Mamma, annonce en effet une série A de 100 millions de dollars, moins de six mois après une première levée de 24 millions de dollars.

Pour cette nouvelle opération, Sunday a pu une nouvelle fois compter sur l’apport financier du fonds américain Coatue Management, qui avait déjà pris part au tour de table précédent. DST Global a également participé à cette série A, rejoignant ainsi au capital les investisseurs de la première heure, à l’image de New Wave, co-fondé par Jean de La Rochebrochard, qui gère également Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel. Le patron de Free, à l’origine de Station F qui héberge le restaurant La Felicità de Big Mamma, figure d’ailleurs parmi les business angels soutenant Sunday.

Regardez notre interview avec Victor Lugger, CEO de Sunday, à l’occasion de cette levée de 100 millions de dollars :

Le QR code, cet improbable «game changer»

Née en pleine crise du coronavirus, la start-up était à la base une solution interne à Big Mamma pour proposer une expérience de paiement sans contact aux clients lors de la réouverture des restaurants. Dans ce sens, les créateurs de Big Mamma ont misé sur le QR code, technologie la plus en vogue depuis la pandémie pour des usages quotidiens (pass sanitaire, menus dans les bars et restaurants…). Avec le QR code, il suffit de le scanner avec l’appareil photo de son smartphone pour ouvrir une web app. Dans le cas de Sunday, cela permet de voir le menu, de régler son addition et même de laisser un pourboire. De quoi permettre de réduire à quelques secondes l’expérience de paiement au restaurant, contre cinq à quinze minutes en temps normal pour réclamer l’addition puis la payer.

Devant les performances engendrées par cette solution dans les restaurants Big Mamma, Tigrane Seydoux et Victor Lugger ont décidé d’en faire une start-up à part entière, en s’associant à Christine de Wendel, passée par Zalando et ManoMano, qui pilote le développement de l’entreprise sur le marché américain. 40% de pourboire en plus pour le staff, 12% de panier moyen en plus, notamment en café et desserts ou encore 10% de rotation des tables en plus, autant d’indicateurs qui ont poussé le trio d’entrepreneurs à proposer la solution aux autres restaurateurs.

1 million d’utilisateurs et 1 500 restaurants équipés 

Cinq mois après le lancement de Sunday, ce sont désormais plus de 1 500 restaurants en Europe et aux États-Unis qui proposent la solution de paiement à leurs clients, à l’image de PNY et d’Eataly, ou encore la chaîne Hippopotamus. Pour accélérer son déploiement auprès des restaurateurs, Sunday a notamment noué des partenariats avec des POS (logiciels de caisse) de premier plan. «En plus de Zelty, CashPad, PI Electronics et TCPOS, on espère signer bientôt avec L’Addition puisque nous avons plus d’une centaine de restaurants qui ont signé chez nous et sont en partenariat avec ce POS important du marché français», indique Victor Lugger, CEO de Sunday, qui espère équiper 15 000 restaurants d’ici fin 2022.

A ce jour, la société indique que plus d’un million de personnes ont payé l’addition dans le monde via sa solution basée sur le QR code. Un cap symbolique qui démontre l’appétence du grand public pour les nouveaux usages de paiement, dont l’adoption a été considérablement accélérée par la pandémie de Covid-19. Face à cet engouement, Sunday est passé de 5 à 170 collaborateurs en à peine six mois. Ces derniers sont répartis dans 5 pays et 6 bureaux dans le monde (Paris, Madrid, Barcelone, Londres, New York et Atlanta). Et ce n’est qu’un début puisque la série A de 100 millions de dollars doit permettre de doubler les effectifs au cours des six prochains mois, non seulement pour enrichir la solution de nouvelles fonctionnalités, comme la commande et les programmes de fidélité, mais aussi pour poursuivre la conquête géographique des deux côtés de l’Atlantique. Pour l’heure, Sunday se concentre sur sa solution pour les restaurateurs, mais songe déjà à l’étendre aux hôtels à moyen terme… Bientôt, payer son dîner au restaurant puis sa nuit d’hôtel prendra peut-être moins de 30 secondes.

Sunday : les données clés

Fondateurs : Tigrane Seydoux, Victor Lugger et Christine de Wendel
Création : 2021
Siège social : Paris
Secteur : FinTech
Activité : solution de paiement au restaurant


Financement : 100 millions de dollars en septembre 2021, 24 millions de dollars en avril 2021…

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