Etudiants

[Web School] Formations et métiers de l’Internet : la grande enquête

Qui sont les professionnels du web ? D’où viennent-ils ? En quoi consistent leurs métiers ? Quel avenir imaginent-ils ? Voici une série de questions sur laquelle s’est penchée une toute nouvelle enquête dédiée aux métiers et parcours du web.

Réalisée auprès de 1131 répondants au cours de l’été 2012, cette étude a été menée dans le cadre d’un projet européen et couvre essentiellement la France et la Belgique. L’objectif : dresser « une photographie instantanée des professionnels qui se reconnaissent dans les métiers de l’Internet, lesquels se différencient largement des métiers des TIC ».

L’enquête met notamment en évidence un profil type : travailleurs jeunes, mobiles, volontaires et à la recherche de challenges. On relève également l’importance de la satisfaction personnelle aux dépens de la rémunération et de conditions parfois précaires.

Profils, formations, rémunérations, perspectives… Voici les principales caractéristiques qui émergent de cette étude.

Qui sont-ils ?

Les métiers du web sont marqués par une surreprésentation des hommes avec 60% d’hommes pour 40% de femmes. Un pourcentage qui reste donc inférieur au 46% de femmes qui composent la population active mais qui est supérieur au pourcentage observé dans les métiers des TIC.

Il s’agit également d’une population très jeune. En effet, les moins de 35 ans représentent 63,3% des professionnels du web.

Des travailleurs indépendants

Autre caractéristique : un faible taux de salariés. Le salariat ne représente pas plus de 64% des sondés alors qu’il dépasse les 90% de la population active employée. Les travailleurs précaires sont également surreprésentés (20%).

En revanche, 25% sont indépendants. Parmi eux, 12,7% dirigent une entreprise. Il s’agit d’un taux très élevé par rapport au reste de la population, où le taux d’activité indépendante ne dépasse pas les 10%.

Des formations multiples et variées

En France, près de 53% des sondés sont diplômés d’un Bac +5. Par ailleurs, les parcours universitaires sont marqués par une très grande diversité. Les formations en technologies de l’information, marketing et communication sont les plus représentées.

Les parcours privés semblent toutefois tirer leur épingle du jeu. Souvent peu satisfaits de leur formation initiale, de nombreux professionnels ont recours à des cursus privés.

De petites structures

La majorité des salariés de la net-economie (startups, pureplayers) travaille dans des entreprises de moins de 50 salariés.

41,6% de sondés déclarent occuper des fonctions de communication, marketing et de stratégie. Viennent ensuite la gestion de projets, la programmation et la production et gestion de contenus.

Recrutement : l’importance du networking

L’enquête souligne à quel point la construction de réseaux est importante. Pour plus d’un quart des sondés, le recrutement s’effectue par cooptation ou contact direct avec l’employeur. Viennent ensuite les job boards (22%), le bouche-à-oreille (17%). En 4ème position, les réseaux sociaux professionnels ne concernent que 8% des sondés dans le cadre de recrutement.

De la flexibilité aux heures supplémentaires

Les métiers du web sont marqués par une grande flexibilité qui présente certains avantages et leurs pendants. Par exemple, 70% des sondés déclarent avoir la possibilité d’adapter leurs horaires à des contraintes personnelles. En revanche, près de 91% des sondés déclarent effectuer des heures supplémentaires. Pour 54% d’entre eux, il s’agirait même d’une habitude. Par ailleurs, 60% ramènent du travail chez eux le soir ou le week-end. Enfin, 60% doivent adapter leur vie de famille à des contraintes professionnelles.

Quels salaires ?

La moitié des salariés gagnent moins de 2500 € brut. Et, 85% des salariés gagnent moins que 3500 € brut. L’inégalité salariale entre les hommes et les femmes est également présente. Ainsi, les hautes rémunérations sont quasiment exclusivement masculines.

Chef de projet, marketing et communication et technique sont les 3 secteurs les mieux rémunérés. A l’inverse, les métiers du graphisme, de la gestion de contenus et de la formation arrivent en bas du tableau.

Un fort esprit entrepreneurial

En termes de perspectives, une grande majorité des sondés envisage de changer d’emploi dans les deux années à venir. Par ailleurs, plus de 56% des sondés songent à créer leur propre entreprise au cours des trois prochaines années.

Tags

La rédaction

Pour contacter la rédaction, cliquez ici / Devenez "la start-up de la semaine" : faites vous connaitre! / Ajoutez un événement à notre agenda: cliquez ici

Sur le même sujet

1 thought on “[Web School] Formations et métiers de l’Internet : la grande enquête”

  1. Merci pour cette enquête qui est tout à fait en accord avec les analyses de l’Observatoire International des Métiers Internet. Le focus que vous avez fait sur le statut professionnel des professionnels du web est tout a fait exact et les professionnels recherchant un « emploi/mission/…. » doivent réfléchir aux conditions d’exercice de ces métiers. La façon dont ils vont présenter leur candidature en fonction de ces données peut renforcer leurs chances de trouver un emploi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This