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Télécoms: pourquoi les investissements dans les réseaux français ont atteint des records

AFP

Les investissements dans les réseaux français ont franchi le niveau « record » de 10 milliards d’euros en 2019, selon une étude publiée mardi par la Fédération française des télécoms, qui réunit l’ensemble des opérateurs. Avec 7,8 milliards d’euros d’investissements dans les réseaux fixes et 2,6 milliards d’euros d’investissements dans les réseaux mobiles, hors achats de fréquences, les opérateurs télécoms ont investi 10,4 milliards d’euros en France l’an dernier contre 9,8 milliards d’euros en 2018. « C’est un niveau d’investissement majeur en France », selon Nicolas Guérin, président la Fédération française des télécoms (FFT), comparé aux autres secteurs comme le réseau ferré ou la distribution d’électricité, qui présentent respectivement 5 et 5,9 milliards d’euros d’investissements en moyenne annuelle sur les cinq dernières années.

Cet effort d’investissement également « sans équivalent » en Europe est symbolisé par le rythme de déploiement de la fibre optique, selon l’étude, avec 3,5 millions de foyers raccordés en un an en France contre 1,9 million en Italie, 1,5 million en Espagne ou encore un million en Allemagne. En ce qui concerne les prix des abonnements, la France présente les niveaux « les plus bas des grands pays occidentaux », affirme aussi la Fédération des télécoms. Sur le fixe, l’offre « triple play » (téléphone, internet, télévision) la plus compétitive des opérateurs français coûte 25 euros par mois, contre 31 euros au Royaume-Uni et 45 euros en Allemagne. Seule la Pologne fait mieux avec une offre à 15 euros.

Une concurrence «inéquitables avec les géants de l’Internet»

Sur le mobile, le forfait à 50 Go le plus compétitif des opérateurs français est à 14 euros par mois, soit 31 euros de moins qu’en Allemagne. L’association des entreprises du secteur a toutefois déploré les « conditions de concurrence inéquitables avec les géants de l’Internet » en termes de niveau d’imposition, dans un contexte où les acteurs européens sont « distancés » par les champions américains et asiatiques.

Concernant l’empreinte carbone du numérique en France, la FFT rappelle que la hausse de 60% des émissions d’ici 2040 est « essentiellement » liée aux centres de données et aux terminaux, et non aux réseaux télécoms. Les opérateurs ont participé au recyclage de 5,45 millions de terminaux en 2019, contre 1,35 millions en 2016, tandis que la consommation énergétique des réseaux mobiles sera « divisée par 20 d’ici 2030 » grâce à la technologie 5G, selon ses estimations.

La rédaction

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