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BioTech : DNA Script lève 142 millions d’euros de plus pour son imprimante à ADN

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Déjà en forte croissance avant la pandémie de Covid-19, l’approche de DNA Script a été confortée par la crise sanitaire, en raison de la forte demande des laboratoires en matière d’approvisionnement en ADN synthétique pour développer des tests de dépistage du Covid-19 ou réaliser le séquençage des variants. De plus, la BioTech française a multiplié les partenariats ces derniers mois, notamment avec Moderna pour mieux lutter contre les prochaines pandémies et le ministère des Armées en France pour se prémunir contre les nouvelles menaces biologiques.

Ayant le vent en poupe, DNA Script franchit une nouvelle étape aujourd’hui avec un tour de table en série C de 142 millions d’euros mené par Coatue Management et Catalio Capital Management. A cette occasion, la société accueille également à son capital Fidelity Management and Research, Columbia Threadneedle Investments, Arrowmark Partners, Farallon Capital Management et Moore Strategic Ventures. Dans le cadre de cette opération, les investisseurs historiques, à savoir Casdin Capital, LSP, Illumina Ventures, Bpifrance via son fonds Large Venture, Danaher Life Sciences, Agilent Technologies, M Ventures, Kurma Partners et Alexandria Venture Investments, ont également remis au pot. Cette nouvelle levée de fonds, qui intervient un peu plus d’un an après une extension de 46 millions d’euros de la série B, porte à 236 millions d’euros le montant total levé par l’entreprise depuis sa création.

Écoutez notre échange avec Thomas Ybert, co‐fondateur et président de DNA Script, à l’occasion de ce nouveau tour de table :

Synthétiser jusqu’à 96 fragments d’ADN en seulement 6 heures

Fondée en 2014 par Thomas YbertSylvain Gariel et Xavier Godron, la start-up française développe une imprimante capable de synthétiser de l’ADN de haute qualité pour élargir le champ des possibles dans les sciences de la vie et la technologie. Dans ce cadre, la société s’appuie sur des enzymes génétiquement modifiées (des protéines naturelles accélérant les réactions chimiques de l’organisme) pour générer en quelques heures une séquence ADN personnalisée.

Le nouveau procédé développé par la société permet en effet de fabriquer des molécules d’ADN de meilleure qualité et de plus grande longueur dans des délais beaucoup plus courts par rapport aux méthodes de production habituelles, comme la synthèse chimique, un processus particulièrement long et coûteux, avec un taux d’erreur qui augmente à mesure que la séquence s’allonge. La société indique que son imprimante est capable de synthétiser jusqu’à 96 fragments d’ADN en seulement six heures.

«Chez DNA Script, nous sommes convaincus que la prochaine révolution industrielle sera alimentée par les sciences de la vie et la biologie. Nous avons créé cette société avec pour objectifs d’accélérer cette révolution et d’encourager l’émergence d’innovations majeures en sciences de la vie en donnant aux chercheurs le contrôle sur leur approvisionnement en ADN synthétique. Pour cela, notre technologie EDS leur permet de fabriquer des fragments d’ADN en quelques heures», explique Thomas Ybert, co‐fondateur et président de DNA Script.

Si la technologie de DNA Script est évidemment plébiscitée pour épauler les laboratoires dans la détection de virus et de bactéries ou le développement de nouveaux produits thérapeutiques, comme des médicaments ou des vaccins, elle est aussi utile pour concevoir une nouvelle manière de stocker des données. C’est d’ailleurs le sens des travaux menés avec l’université d’Harvard et le Broad Institute, sous l’égide de l’IARPA (Intelligence Advanced Research Projects Activity).

«Les imprimantes à ADN peuvent devenir aussi répandues que des séquenceurs ou des microscopes»

Avec cette série C, DNA Script prévoit d’accélérer la commercialisation de son imprimante à ADN. Dans ce sens, la société mise principalement sur les États-Unis, où la société a ouvert une filiale en Californie en 2018. «Le marché américain est le premier au monde, puisqu’il il concentre 50% des besoins d’ADN de synthèse à l’échelle mondiale. Là-bas, l’écosystème BioTech est plus important qu’en Europe qui constitue le deuxième marché avec 25% de la demande mondiale. C’est notre premier marché en termes de quantité et de qualité», indique Thomas Ybert.

En outre, DNA Script entend appliquer sa technologie à d’autres produits pour d’autres marchés dans le monde de la recherche. «Grâce à cette levée de fonds, nous pouvons plus que jamais envisager de révolutionner la recherche en sciences de la vie et la médecine personnalisée», estime Thomas Ybert. Aaron Weiner, Managing Director et Head of Healthcare chez Coatue Management, va même plus loin : «Nous pensons que les imprimantes à ADN peuvent devenir aussi répandues que des séquenceurs ou des microscopes.» Pour faire de cette vision une réalité, la société va recruter une centaine de personnes supplémentaires dans les prochains mois.

DNA Script : les données clés

Fondateurs : Thomas YbertSylvain Gariel et Xavier Godron
Création : 2014
Siège social : Paris
Secteur : BioTech
Activité : technologie de synthèse d’ADN


Financement : 142 millions d’euros en octobre 2021, 46 millions d’euros en juillet 2020, 35 millions d’euros en mai 2019…

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