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Déjà en difficulté, Criteo s’attend à être un peu plus plombé par la crise du coronavirus

AFP

Le géant français de la publicité en ligne Criteo a publié mercredi un bénéfice net en baisse de 19% pour le premier trimestre et s’attend pour le second à un lourd impact de la crise sanitaire. Lors des trois premiers mois de l’année, le groupe, dont le modèle économique est mis à mal par les restrictions techniques et réglementaires au ciblage publicitaire, a vu son bénéfice net chuter à 15 millions de dollars, a-t-il annoncé dans un communiqué.

Les revenus ex-Tac (hors coûts d’acquisition du trafic, l’indicateur privilégié par le groupe) sont en outre attendus en baisse à taux de change constants de 32% à 35% au second trimestre, tandis que le résultat d’exploitation ajusté (Ebitda) doit rester tout juste positif entre 0 et 7 millions de dollars, selon la même source. Le groupe technologique, coté sur le Nasdaq à New York, a également annoncé vouloir « profiter du niveau attractif de son titre en Bourse », qui évolue désormais sous les 10 dollars, pour mettre en place un programme de rachat d’actions à hauteur de 30 millions de dollars.

En « position de force » pour affronter la crise ? 

Criteo affirme détenir une liquidité totale d’environ 820 millions de dollars (comprenant l’accès à une ligne de crédit renouvelable de 350 millions de dollars), le plaçant en « position de force pour surmonter les différents scénarios de la crise ». Sur le premier trimestre, le chiffre d’affaires a chuté de 10% à 503 millions de dollars. Les revenus ex-Tac ont baissé de 13% sur la période.

Dans les deux cas, les effets de l’épidémie de Covid-19 sont à l’origine de la perte de 4 points de croissance à taux de change constants, a précisé le groupe, conforme à la révision de sa prévision annoncée début avril. « La croissance de nos activités sur le marché intermédiaire et l’adoption croissante des nouvelles solutions (hors activités de reciblage publicitaire) n’ont pas compensé le déclin des revenus issus de nos grands clients », a-t-il ajouté.

Les revenus ont diminué de 12% dans les Amériques, de 9% en Europe, Afrique et Moyen-Orient, et de 8% dans la région Asie-Pacifique. Pour compenser, le groupe a gelé la quasi-totalité de ses dépenses de recrutement et de déplacement, a réduit ses frais de marketing, d’organisation d’événements et de recours aux prestataires « au-delà des mesures d’économies déjà annoncées ».

La rédaction

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