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Essential: malgré 330 millions de dollars récoltés, la startup du créateur d’Android ferme ses portes

AFP

La startup Essential, fondée en 2017 par le créateur d’Android, le système d’exploitation de la majorité des smartphones dans le monde, a annoncé mercredi qu’elle arrêtait l’aventure. Andy Rubin, un des grands noms de la Silicon Valley qui a passé près de 10 ans chez Google, avait lancé Essential et commercialisé un téléphone du même nom avec l’ambition affichée d’échapper à l’obsolescence programmée. L’entreprise a expliqué que son projet de nouvel appareil, baptisé « Gem », était dans une impasse. « Notre vision était d’inventer un paradigme d’informatique mobile qui se serait intégré sans friction dans la vie quotidienne des gens », a déclaré la startup sur son site web.

Mais « malgré nos meilleurs efforts, (…) nous n’avons pas trouvé le chemin pour fournir Gem à nos clients ». Google avait racheté Android en 2005. Le géant de la recherche sur Internet fabrique ses propres smartphones, les Pixel, mais il met aussi ce système d’exploitation gratuitement à disposition des autres fabricants, comme Samsung. Andy Rubin a quitté Google en 2014, officiellement pour créer Playground, un fonds destiné à aider les jeunes pousses technologiques. Il a pris la tête de l’une d’entre elles, Essential, en 2017. Depuis sa création, l’entreprise a levé au total 330 millions de dollars, notamment auprès d’Amazon Alexa Fund, de Tencent Holdings ou encore d’Access Technology Ventures.

Des cas d’harcèlement

Mais d’après une enquête du New York Times parue fin 2018, M. Rubin a été contraint par la direction de quitter Google en 2014 à cause d’une accusation de harcèlement, avec 90 millions de dollars d’indemnités de départ. Sundar Pichai, alors directeur général de Google, a ensuite admis, en interne, avoir licencié 48 salariés pour harcèlement sexuel en deux ans, dont 13 hauts responsables, sans indemnités de départ.

En novembre 2018, de Singapour à Londres et au siège social du groupe en Californie, des milliers d’employés avaient observé un arrêt de travail pour dénoncer la gestion du harcèlement au sein du groupe. Un mouvement social sans précédent chez Google. « M. Rubin n’a jamais eu de comportement inapproprié chez Google ou ailleurs, et personne ne lui a jamais dit qu’il en avait eu », avait fait savoir son porte-parole dans un courriel à l’AFP. « Toute relation que M. Rubin a eue pendant qu’il était chez Google était consentie et ne concernait personne sous ses ordres directs ».

La rédaction

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