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Les Open Device Labs, ces nouveaux bancs de tests multi-écrans

Ces originaux bancs de test connectés tout droit venus de Brighton sont encore peu connus mais l’un d’entre eux vient tout juste d’être créé à Lille. Encore peu présents en France, ils représentent pourtant un intérêt potentiel non négligeable pour les jeunes entrepreneurs. 

Le test du concept grandeur nature? Le graal pour tout jeune inventeur d’équipement informatique. Avec la multiplication des terminaux mobiles, les sites et applications doivent être adaptables et adaptés à une grande diversité de supports et d’expériences associées. Mais quand on lance son business, il est rare de disposer du budget nécessaire pour pouvoir s’équiper en tablettes, smartphones, et objets connectés en tous genre. Du coup, comment vérifier le rendu d’un projet sans équipement? Voilà l’énigme résolue avec l’apparition des Open Devices Labs.

Les Open quoi ?

Un Open Device Lab c’est un banc de test multi-écrans qui réunit un maximum de terminaux numériques disposés sur un seul meuble. Il permet aux professionnels de venir tester leurs créations software en situation réelle. Les développeurs, les intégrateurs, les designers, les graphistes web et aussi bien sûr leurs clients peuvent désormais tester « en temps réel » le rendu des sites web, l’exécution des codes, la navigation sur les applications, la colorimétrie des maquettes… et ce à chaque étape de la production. Certains dispositif sont également ouverts au public. Les terminaux sont souvent offerts par leurs fabricants eux-mêmes ou donné par des utilisateurs déjà aguerris. 

Le concept est né outre Manche, à Brighton. Jeremy Keith et Rémy Sharp on créé à l’été 2012 le tout premier Open Device Lab. Aujourd’hui au niveau européen, c’est l’allemand Andre Jay Meissner qui gère les certifications officielles en tant que membre de l’association LabUp!Par extension, on appelle Open Device Lab le lieu qui abrite ce dispositif. Il en existe actuellement 111 à travers le monde, dans 26 pays et au total 2 896 terminaux sont accessibles librement.

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Depuis le printemps 2012, les Open Device Labs se sont multiplié à travers l’Europe. source: http://opendevicelab.com/

Une centaine de terminaux mis à disposition à Lille

En France, le premier Open Device Lab a ouvert à Clichy, en région parisienne. Baptisé le Shiva Device Lab, c’est un meuble imaginé en octobre 2012 par l’agence de communication Shiva pour faciliter le test des applications, il regroupe 9 terminaux mobiles. Fin avril à Lille, une autre agence de responsive design – Bmobile – s’est elle aussi saisie du concept et a organisé sa première soirée Open Device Lab jeudi 24 avril 2014. Baptisée The Walking Lab, l’entité nordiste regroupe une centaine de devices dont certains objets plutôt originaux comme une imprimante à tweets, des stations météo, des lunettes connectées… 

« Depuis un an, nous réfléchissions à la création d’un lieu où les designers, les freelance, les étudiants, les jeunes entrepreneurs, pourraient venir tester toutes sortes d’objets connectés, de tablettes, de smartphones » raconte Christine Richard, la directrice de l’agence qui a créé The Walking Lab. Le dispositif est donc accessible aux professionnels comme au grand public. »Notre ambition est de mettre en place une vraie mécanique et de permettre à un maximum de développeurs, designers de manipuler une grande diversité d’objets » poursuit-elle. 

« Découvrir de nouveaux concepts pour avoir de nouvelles idées »

Parmi les 25 participants à la soirée du 24 avril, Fabien Dronkert, un jeune entrepreneur nordiste dont l’objectif est de lancer un nouveau réseau social spécialisé baptisé « Life-Up ». Pour lui, cet Open Device Lab promet d’être d’une grande utilité: « Devoir acheter les différents devices pour tester son appli représente un fort coût pour un jeune entrepreneur » témoigne-t-il, avant d’assurer : « en août, une fois que la version beta de notre appli sera opérationnelle nous viendrons la tester au Walking Lab (…) Mais ce type d’Open Device Lab est intéressant au delà de ça, car cela permet de découvrir de nouveaux concepts qui peuvent donner des idées pour développer d’autres services complémentaires. En plus, venir dans un Open Device Lab est aussi l’occasion de se créer un réseau professionnel. Christine Richard du Walking Lab m’a par exemple ouvert son carnet d’adresses » se réjouit ce jeune infographiste de 28 ans.

Un formidable placement de produit…

Si le service est accessible gratuitement aux petits porteurs de projets, qui finance ces structure ? En fait, les Open Device Lab peuvent revêtir un double intérêt financier: pour les agences qui les créé et pour les fabricants de terminaux. Les premières ont un nouveau service à inclure dans les formules facturées à leurs clients grands comptes; les autres bénéficient d’une belle vitrine pour faire connaître leurs nouveautés. Ces laboratoires d’un genre nouveau pourraient bien faire des émules dans d’autres régions de France.

VOIR AUSSI :

Démonstration du fonctionnement d’un ban «Open Device Lab» à Helsinki (Finlande):

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Adeline Raynal

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2 commentaires

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