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Soutenue par Marc Menasé, la FinTech espagnole Bnext s’envole vers le Mexique

L’heure de l’expansion à l’international est venue pour Bnext. Après avoir bouclé un tour de table de 22 millions d’euros en série A en septembre dernier, la FinTech espagnole prévoyait d’étendre ses activités en Amérique latine dans les prochains mois, en commençant par le Mexique. Ce sera chose faite au cours du deuxième semestre 2020. La start-up madrilène, qui développe une application méta-bancaire, indique que 170 000 personnes sont inscrites sur une liste d’attente pour bénéficier de son service au Mexique. 

Cette première incursion en Amérique latine doit permettre à Bnext de roder aux codes du secteur dans la région et aux habitudes bancaires des consommateurs locaux. La jeune pousse ibérique a d’ores et déjà constitué une équipe de 12 personnes pour s’étendre au Mexique. La FinTech espagnole prévoit également de se déployer à plus large échelle, en lançant son service dans d’autres pays en Amérique latine.

300 000 utilisateurs en Espagne 

Fondée en 2016 par Guillermo Vicandi et Juan Antonio Rullán, Bnext se pose en alternative aux banques traditionnelles et aux néobanques puisque la start-up espagnole permet à l’utilisateur de créer un compte sans banque sur son smartphone. Et pour cause, Bnext ne dispose pas d’une licence bancaire mais d’une licence e-money. Couplée à l’application, la carte Visa délivrée par la FinTech madrilène permet de payer ses achats en ligne ou en magasin, et de retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques de toutes les banques partout dans le monde, le tout sans frais de transaction à l’étranger.  

Comme dans une néobanque, il est possible de gérer son compte et sa carte depuis l’application. Sur cette dernière, l’utilisateur peut également regrouper tous ses comptes bancaires, envoyer et recevoir de l’argent avec ses amis, et accéder à des produits financiers d’entreprises tierces pour faire fructifier son argent. Grâce à des partenariats avec d’autres FinTech, comme la plateforme de crowdlending October (ex-Lendix), Bnext permet ainsi à ses utilisateurs de bénéficier d’un prêt, de souscrire une assurance-vie ou encore d’investir leur argent dans des projets pour gagner des intérêts. A ce jour, l’entreprise madrilène revendique 300 000 utilisateurs actifs dans son pays d’origine, l’Espagne. 

Bnext profite de la révolution de l’open banking  

L’approche de la FinTech espagnole rappelle celle de la start-up française Lydia, qui mise sur l’essor du paiement mobile pour réunir plusieurs services financiers sur une seule application. La société, qui revendique 3 millions d’utilisateurs en Europe, a bouclé un tour de table de 40 millions d’euros en janvier mené par le géant chinois Tencent. Lydia et Bnext devraient profiter de la révolution de l’open banking, rendue possible par l’application de la deuxième directrice européenne sur les services de paiement (DSP2), pour étoffer leur offre de services financiers qui séduisent les Millennials européens, mais pas seulement.

Pour soutenir son développement, Bnext a pu compter sur le soutien d’investisseurs comme Founders Future, le venture studio de Marc Menasé. Cette structure combine un start-up studio et un fonds d’investissement doté de 40 millions d’euros pour injecter des tickets compris entre 500 000 et 1 million d’euros dans des start-up prometteuses. 40% des investissements sont concentrés vers la France, 40% vers l’Europe et 20% vers les États-Unis. Mais avec Founders Future, il n’est pas seulement question d’investir dans des entreprises, mais de les accompagner sur le plan opérationnel (produit, équipe et business development) pour les faire décoller, en les épaulant de la phase de pré-amorçage à la série A. C’est donc ce qu’a fait la structure de Marc Menasé en participant au tour de table de 22 millions d’euros de Bnext l’an passé. 

Retrouvez notre reportage réalisé dans les locaux de Founders Future dans le cadre de notre série We Love Innovation :

Bnext : les données clés

Fondateurs : Guillermo Vicandi et Juan Antonio Rullán
Création : 2016
Siège social : Madrid
Secteur : FinTech
Activité : application méta-bancaire


Financement : 25 millions de dollars en série A en septembre 2019 auprès de DN Capital, Redalpine, Speedinvest, Founders Future, Cometa, Conexo, USM et Enern…

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIAPour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media
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